Timoci Matavanou
Timoci Matavanou se défait de la défense d'Oyonnax | AFP PHOTO / PASCAL PAVANI

Le Stade Toulousain assure l'essentiel, le Racing assure le spectacle

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Après sa lourde défaite en Ulster en ouverture de la Coupe d'Europe, le Stade Toulousain se devait de rebondir lors de son deuxième match. Il l'a fait en s'imposant petitement contre Oyonnax (24-18) dans un duel-franco français qui ne s'est vraiment décanté qu'en deuxième période. Sur sa dynamique en championnat, le Racing est allé chercher une belle victoire contre les Scarlett à Llanelli (29-12).

Si Toulouse a réussi à inscrire trois essais, ce fut le plus souvent sur des récupérations et des enchaînements de ballons portés, secteur dans lesquel ils ont mis à mal les Oyonnaxiens au fur et à mesure des minutes, et ce fut surtout dans une rencontre hachée, brouillonne et décousue, un affrontement dans une atmosphère étrange où les joueurs semblaient avoir la tête ailleurs, et où finalement seul le succès est à considérer pour les Toulousains. Entrés sur le terrain avec pour seul impératif de gagner afin de ne pas hypothéquer leurs chances de qualification, les Toulousains, éliminés en phase de poules la saison dernière, sont totalement passés à côté de leur  première période face à des Haut-Bugistes accrocheurs, qui leur avaient déjà posé beaucoup de problèmes en fin de saison dernière en barrages de Top 14. Fautes de main, gros soucis en touche, les Toulousains ont encaissé deux pénalités coup sur coup (8e, 10e) de Régis Lespinas avant de répondre par Luke McAlister (14e) dans un premier acte ennuyeux, achevé sur le maigre score de 6-3  en faveur d'Oyonnax.

Oyonnax s'est battu jusqu'au bout...

Probablement secoués dans le vestiaire par Mola, les Rouge et Noir sont  revenus avec plus d'ambitions, concrétisées par un essai de Timoci Matanavou (43e) après un ballon porté, qui donnait l'avantage pour la première fois de la rencontre aux Toulousains (10-6). Après un gros temps fort balayant la largeur du terrain, Maxime Médard aplatissait à son tour (60e) avant que Gaël Fickou ne confirme sa forme du moment avec un troisième essai toulousain après une percée majuscule (75e). Mais les "Oyomen" ont tenté d'y croire jusqu'au bout en répondant coup sur coup par deux essais de Vincent Martin (70e) et de Fabien Cibray (76e), histoire de conclure avec un peu de suspense un affrontement qui avait une étrange saveur. Pour le contenu, il faudra encore attendre un peu, mais surtout il faudra montrer mieux du côté du Stade Toulousain pour survivre dans cette compétition. Oyonnax qui débutait sa campagne européenne s'est longtemps battu avec ses armes, avant de céder; l'USO prend finalement un point de bonus défensif. 

Le Racing avec la manière 

Le Racing  92 a idéalement entamé sa campagne de Coupe d'Europe en s'imposant chez les Scarlets (29-12) avec le point de bonus offensif. Les Franciliens pensaient peut-être manquer de rythme après avoir vu leur match de la première journée le week-end dernier face à Glasgow reporté après les attentats qui ont frappé Paris ? Ils redoutaient les Scarlets, équipe surprise du début de saison en Ligue celtique ? Rien de tout cela ne s'est vu à Llanelli, où ils n'ont fait qu'une bouchée des Gallois. Un succès construit lors d'une première période magnifique où les Ciel et Blanc, hermétiques en défense, bien plus puissants et parfaitement guidés par un Maxime Machenaud étincelant, ont inscrit quatre essais, synonymes de bonus offensif, quasiment à chaque incursion dans le camp adverse. Réduits à 14 pendant l'essentiel de la seconde période après un carton rouge infligé à Bernard Le Roux pour un mauvais geste  ils ont ensuite résisté pour coller dans la poule 3, avec un match en moins, au leader Northampton, qui a gagné à Glasgow (26-15).

En clôture samedi, Bordeaux-Bègles s'est montré trop tendre à Exeter (19-34) pour le premier match de Coupe d'Europe de son histoire (sa rencontre contre Clermont dimanche dernier avait été reportée). Les "Chiefs", grâce au point de bonus offensif récolté, prennent la tête de la poule 2 en attendant l'entrée en lice de l'ASM, finaliste 2015, contre les Ospreys dimanche.

Christian Grégoire