Teddy Thomas Racing Métro Saracens
Teddy Thomas (Racing Métro) encerclé par deux joueurs des Saracens | FRANCK FIFE / AFP

Le Racing Métro éliminé à la dernière seconde

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Une pénalité concédée aux Saracens dans les ultimes secondes du quart de finale de la Champions Cup a précipité la chute du Racing-Métro qui pourra regretter longtemps son manque de réalisme. (11-12). Les Saracens affronteront le 18 ou 19 avril Clermont, au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne, pour une place en finale.

Finalement, le club francilien, novice à ce stade de la compétition, s'est  gâché tout seul sa fête, victime d'une terrible indiscipline couplée à une  coupable maladresse. En tête à un souffle de la fin du match, les Racingmen ont  encaissé une ultime pénalité de 40 m réussie sous les sifflets par l'Argentin  Marcelo Bosch. En face, les Saracens, bien que plus expérimentés, n'ont pratiquement rien  montré. Mais, après s'être arrêtés en quarts en 2012, demies en 2013 et finale  en 2014, ils poursuivent leur route européenne, en quête d'un premier titre. Les Anglais rencontreront le 18 ou 19 avril un adversaire bien connu,  Clermont, qu'ils avaient humilié l'an passé au même niveau de la compétition à  Twickenham (46-6). L'ASM recevra cette fois, mais au stade Geoffroy-Guichard de  Saint-Etienne qui, avec ses quelque 40.000 places, satisfait aux exigences de  la compétition.

Les Saracens arriveront sans doute sur la pointe des pieds, autant car  Clermont a brillé samedi en quarts face à Northampton (37-5) qu'en raison de  leur terne partition débitée dimanche à Colombes, certes dans un contexte  hostile. Les Racingmen, eux, auront beaucoup appris de ce premier quart continental.  Ils ont malgré tout écrit une page de la légende du club qui végétait il y a  moins de dix ans dans les limbes de la Pro D2, avant d'être repris par  l'ambitieux président Jacky Lorenzetti. Ce dernier avait fait du front européen une de ses priorités et nul doute  que les Ciel et Blanc seront animés la saison prochaine d'une rage de vaincre  décuplée par le souvenir de ce match abandonné on ne sait trop comment. Sans doute trouvera-t-on beaucoup d'éléments d'explication dans les 12  pénalités sifflées par le tatillon arbitre gallois Nigel Owens en faveur des  Saracens. Quatre ont été converties au pied par Charlie Hodgson (2), Alex Goode  (1) et donc Bosch (1).

Terrible indiscipline

Les 16 ballons tombés ou perdus ont aussi coûté très chers aux hommes de  Laurent Labit et Laurent Travers, les empêchant de valider leurs nombreux temps  forts. On a donc principalement assisté à un match heurté et faisant comme attendu  la part belle aux gros bras des paquets d'avants. A ce jeu, la mêlée fermée du Racing a d'abord été bousculée, à l'image de  la pénalité concédée d'entrée par le pilier droit Luc Ducalcon et réussie par  Hodgson. Mais elle s'est ensuite bien repris. C'est d'ailleurs derrière cette phase  de jeu que le N.9 Maxime Machenaud a inscrit le seul essai de la partie, en  s'engouffrant dans un trou de souris (27).

Mené 6 à 5 à la pause, le Racing pouvait se reposer sur une muraille en  défense mais souffrait d'une attaque hoquetante. L'écart grimpait à 9-5 après une nouvelle faute au sol (47) mais l'apport  du banc permettait peu à peu au Racing de faire pencher la balance de son côté.  Les Ciel et Blanc viraient même en tête à moins de dix minutes de la fin sur un  tir au but réussi de Machenaud (11-9). Un souffle d'euphorie parcourait alors Colombes. Jusqu'à ce que cette  ultime faute de Fabrice Metz au sol ne douche tous les espoirs.

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