Jonathan Pelissie Luke Charteris Toulon Racing
Jonathan Pélissié (Toulon) tente d'échapper à un placage spectaculaire de Luke Charteris (Racing) | FRANCK FIFE / AFP

Le Racing fait chuter le champion

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Au terme d'un match cadenassé, le Racing Métro 92 a décroché son billet pour les demi-finales de la Coupe d'Europe en battant Toulon, triple tenant du titre, grâce à une ultime pénalité à deux minutes de la fin (19-16). Le club francilien affrontera Leicester pour une place en finale.

On ne parlera pas de passassion de pouvoir car Toulon a encore des belles heures devant lui et le Racing n'a pas encore succédé aux Varois au palmarès. Mais le club de la Rade, trois fois vainqueur de l'épreuve, a fini par tomber les armes à la main. Aux Racingmen désormais de poursuivre l'hégémonie française dans cette compétition, avec, pour continuer à rêver, un déplacement à Leicester, qui a étrillé le Stade Français, en demi-finale. Bon courage. 

Plus indécis qu'emballant

Pas impressionnés par le pedigree ou l'expérience de leurs adversaires, triples champions en titre, les Racingmen débutaient le match comme dans un rêve. Dès la 2e minute, Dan Carter enquillait ses premiers points sur une première pénalité puis, sur la remise en jeu, Juan Imhoff sentait bien le coup et interceptait une passe hésitante de Maxime Mermoz pour filer aplatir dans l'en-but toulonnais ! Le club francilien menait ainsi 10-0 sans avoir fait la moindre passe pour acquérir un tel avantage ! Cependant, le RCT possède assez de maîtrise et de sang-froid pour ne pas sombrer dans la panique dans ces moments-là.

Petit à petit, les hommes de Laporte refaisaient surface, commençaient à gagner leur duel et prendre le dessus dans le combat d'avants. Et derrière, ils pouvaient compter sur les appuis déroutants de Tuisova pour mettre les défenseurs du Racing sur les fesses et servir, d'une "offload" magique, OIlivon pour la réduction du score (10-7, 9e). Et si tout n'était pas parfait dans leur jeu, les Toulonnais parvenaient même à recoller complètement au score juste avant la pause grâce à une pénalité de Jonathan Pelissié (10-10, 40e).

Vidéo : Brice Dulin, homme du match 

Chilachava le maudit

Chaque équipe avait eu son moment fort au cours des 40 premières minutes, aucune n'allait vraiment dominer à la reprise. Le demi de mêlée du RCT en rajoutait une couche aux 44e et 60e minutes mais Maxime Machenaud, remplaçant Carter, touché, à la botte, répliquait à deux reprises (48e, 52e) et les deux formations s'échangeaient la mène dans ce chassé-croisé qui valait plus par son suspense que par la qualité du jeu développé (16-16). Comme souvent dans ces cas-là, le match allait se jouer sur un coup de dés, un coup du sort. Et c'était le malheureux Chilachava qui en était le héros malheureux en offrant la pénalité de la gagne à Machenaud à deux minutes de la fin en venant sur le côté d'un ruck. Cette faute terrible allait évidemment coûter très cher puisque le numéro 9 ne manquait pas la cible (19-16) et offrait au Racing la première demi-finale de son histoire !

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Julien Lamotte