Bernard Laporte
Bernard Laporte | ADRIAN DENNIS / AFP

H Cup : les intéressés prudents

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D’Aurélien Rougerie à Henry Chavancy en passant par Bernard Laporte et David Darricarrère, les principaux intéressés ont gardé un devoir de réserve compréhensible par rapport à une éventuelle disparition de la H Cup et à son remplacement par une nouvelle compétition.

Les joueurs et entraîneurs invités à la présentation de la saison 2013-14 de la Coupe d’Europe sont restés prudents dans leurs propos, refusant poliment de se prononcer sur le projet franco-anglais présenté dimanche qui est prévu pour supplanter la H Cup dès la saison 2014-15.

Tillous-Borde: "Rien d'officiel"

"Je n’ai pas d’avis sur ça. J’ai vu dans les journaux que ce sont des conflits d’intérêts, un peu. Mais bon, pour l’instant, il n’y a rien de fait. On verra bien ce qu’il va se passer", a ainsi confié Sébastien Tillous-Borde, le demi-de-mêlée du Rugby Club Toulonnais. "C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses qui se disent. On attend que des décisions concrètes arrivent. On les commentera après. Aujourd’hui il n’y a rien d’officiel", a poursuivi Henry Chavancy, le trois-quarts centre du Racing-Métro. "C’est une compétition véritablement importante. Après, la forme qu’elle prendra, cela ne nous concerne pas. On est juste là pour la jouer"", abonde Thierry Dusautoir, capitaine du Stade toulousain et de l'équipe de France.

Même son de cloche du côté des entraîneurs avec un Bernard Laporte (le boss de Toulon) qui avouait bien volontiers son ignorance. "Je ne connais pas le dossier. On peut en parler mais…Ce que je sais, c’est que la H Cup est une belle compétition". Belle façon d’éluder le problème. Idem pour David Darricarrère, le coach des arrières castrais. "La Heineken Cup est une belle compétition qui mérite aussi d’être une belle fête. Après, les dirigeants prendront leurs responsabilités". Marc Delpoux, l'entraîneur de Perpignan, résume: "On ira là où on nous dira d'aller. L'essentiel, c'est d'y être."

Rougerie: "Trouver un consensus"

Seuls les Clermontois tenaient finalement des propos un tantinet plus engagés, espérant que le bons sens l’emportera dans ce dossier. "Je crois que la compétition est belle comme ça", expliqué Aurélien Rougerie, le capitaine international de l’ASMCA.. "Il faudrait peut-être essayer de trouver un consensus. Je n’en sais rien. Ce n’est pas à nous, joueurs, de décider ça. On n’a pas les cartes en mains donc… voilà. On attendra de voir ce qu’il se passe".

Topo identique ou presque pour le manager Jean-Marc Lhermet qui se souhaite l’apaisement et la conciliation : "Nous, ce qu’on veut en tant que club, C’est avoir une compétition européenne où le niveau sportif nous permet de jouer les meilleures équipes", prévient-il. "Une compétition de très haut niveau dans laquelle les intérêts des clubs français soient préservés. La Ligue (LNR) défend ces intérêts-là dans ses discussions avec l’ERC", dit-il. "A notre niveau, on n’a pas suffisamment d’informations pour savoir exactement ce qu’il se passe. Maintenant, je ne souhaite qu’une chose : que la meilleure solution possible soit trouvée entre les différentes parties pour que nous, clubs, on puisse continuer à jouer au niveau européen".

Son de cloche identique pour Laurent Labit, entraîneur des arrières du Racing-Métro: "C’est une compétition de haut niveau qui est intéressante à préparer et à jouer car c’est ce qui se fait de mieux au niveau international. Sur le format, les enjeux financiers, on laisse nos dirigeants s’en occuper. On sait que c’est une compétition faite par les Celtes pour les Celtes, mais il faut que la répartition soit équitable, surtout que c’est souvent un club français qui la gagne."