Henry Chavancy (Racing 92) face à Romain Ntamack (Toulouse)
Henry Chavancy (Racing 92) face à Romain Ntamack (Toulouse) | AFP

ER Champions Cup : Racing 92 - Toulouse, un quart de finale choc en 5 duels-clés

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Le dernier quart de finale de Champions Cup oppose le Racing 92 au Stade Toulousain (16h15 en direct sur France Télévisions). Un choc 100% français, entre deux institutions du rugby hexagonal. Un affrontement entre deux candidats au titre, qui pourrait être conditionné par cinq duels dans le match.

Leone Nakarawa - Jérôme Kaino : duel de leaders

Les deux hommes sont de grands leaders, des joueurs de devoir au talent incroyable. Ils ont même la capacité d'évoluer en deuxième comme en troisième ligne. Mais Leone Nakarawa sera bien au poste de 2e ligne avec le Racing, alors que Jérôme Kaino aura son habituel numéro 8 dans le dos. Avec eux, le jeu de l'équipe se transforme. Dotés d'une technique individuelle hors norme, ils ont tous deux cette capacité à faire avancer le ballon. Le Fidjien de 1.98m et 108km manie le ballon après contact comme personne. Joueur de Seven également, il a une gestuelle exceptionnelle et un énorme impact physique. Tout cela fait de lui un joueur plus que dangereux.

81e sélections chez les All Blacks, double champion du monde, ces deux lignes de son CV suffisent à montrer tout le talent de Jérôme Kaino. Après la blessure du capitaine Julien Marchand lors du Tournoi, c'est lui qui a été choisi pour devenir capitaine du Stade toulousain. C'est aussi la marque de toute son influence dans une équipe qu'il n'a rejointe que l'été dernier. Intelligent, rapide, technique, il a des qualités hors norme, et participer grandement au choix du tempo dans le jeu toulousain.

Henry Chavancy - Romain Ntamack : duel d'enfants du club

Henry Chavancy et Romain Ntamack n'ont connu qu'un seul club. A respectivement 30 et 19 ans, les deux hommes ont les couleurs de leur club tatouées au coeur. Ciel et Blanc depuis toujours, Chavancy est aussi un joueur très important sur le terrain, au coeur du jeu d'attaque du Racing. 1.81m pour 97kg, le trois-quarts centre est un sacré défenseur, qui a accepté de passer 1er centre pour laisser de la place à Virimi Vakatawa qui avoue dans L'Equipe: "Si vous me parlez mille fois de mon retour au poste de centre, je remercie mille fois Henry". Au milieu des feu-follets offensifs que sont Zebo, Thomas, Imhoff et Vakatawa, Henry Chavancy est la boussole du bon travail collectif.

En ayant son père marqué au fer Rouge et Noir, le destin de Romain Ntamack ne pouvait pas passer ailleurs qu'à Toulouse. A 19 ans, formé à Toulouse, le fils d'Emile a explosé chez les professionnels cette saison, passant avec bonheur du centre à l'ouverture, ce qui lui a ouvert les portes de l'équipe de France dans ces deux rôles. Talentueux ballon en mains, intelligent avec ou sans, doté d'un bon pied, il est sans aucun doute l'avenir du rugby français. 

Finn Russell - Zack Holmes : duel d'ouvreurs créateurs

Finn Russell n'aurait peut-être pas dû être l'ouvreur N.1 du Racing, après le départ de Daniel Carter. Mais l'arrête de carrière de Pat Lambie a propulsé l'Ecossais au premier rang, et ses performances ont fait le reste. Car il est pétri de talent. Des feintes, un jeu près de la ligne d'avantage pour mieux avaler un espace qui aurait pu se créer dans la défense, un jeu au pied très stable, Russell est une vraie perle. Il sait à la perfection lancer les attaques de son équipe en changeant d'option au dernier moment.

C'est aussi l'un des grands talents de son homologue toulousain, Zach Holmes. Arrivé voici deux saisons en provenance de La Rochelle, l'Australien a rapidement trouvé ses marques dans le jeu complet du Stade. Il a même rapidement donné l'impression qu'il était là depuis toujours. Du haut de son mètre soixante-quinze, il donne le tempo des Rouge et Noir, sait parfaitement alterner le jeu et profiter des espaces lorsqu'ils s'offrent à lui. 

Maxime Machenaud - Antoine Dupont : duel de 9 perçants

Au jeu des différences, Maxime Machenaud et Antoine Dupont défient les observateurs. 1.74m pour 87kg pour le premier, 1.74m pour 85kg pour le second. Les ressemblances ne s'arrêtent pas au physique. Les deux demis de mêlée internationaux déploient un jeu assez semblable: rapides sur leurs appuis, ils sont toujours à la recherche du trou de souris pour délivrer une action de filou. Ils sont aussi les premiers défenseurs, ne reculant jamais devant un "gros". 

Face aux 30 ans et toute son expérience de Machenaud, Dupont avance avec ses 22 ans, mais pas sur la pointe des pieds. Les deux hommes ont été longtemps blessés en fin de saison dernière, chacun victime d'une rupture des ligaments croisés du genou. L'ancien Castrais a repris en début de saison, tandis que l'ancien Bordelais a dû patienter jusqu'en décembre. Ils seront face-à-face ce dimanche, avec l'équipe de France et la Coupe du monde en ligne de mire...

Simon Zebo - Cheslin Kolbe : duel de facteurs X

Ils ont fait leur réputation sur les ailes. Mais Simon Zebo et Cheslin Kolbe seront à l'arrière pour un affrontement à distance. Avec des jambes de feu, les deux hommes sont capables de toutes les relances, même les plus audacieuses. Toujours volontaires lorsqu'il s'agit de s'intercaler, ce sont des finisseurs incroyables. 

Venu de son Irlande natale où il a abandonné sa province de toujours, le Munster, le natif de Cork a rapidement pris ses marques en région parisienne. Déjà auteur de 8 essais en Top 14, il est à surveiller comme le lait sur le feu. C'est aussi le cas de son homologue toulousain Cheslin Kolbe. La saison passée, il avait fini avec 9 essais inscrits en 23 rencontres de Top 14. Redoutable finisseur, il met de la vitesse tout seul à toute la ligne d'attaque toulousaine. L'international springbok est également un facteur X pour débloquer la sort d'une rencontre.