Coupe d'Europe: Toulouse-Montpellier, les ambitions freinées

Coupe d'Europe: Toulouse-Montpellier, les ambitions freinées

Publié le , modifié le

Auteur d’un début de saison raté, le Stade toulousain et ses quatre étoiles continentales laissent planer le doute sur leurs intentions au moment d’entamer la Coupe d’Europe en recevant Montpellier dimanche (14h). Quart de finaliste la saison passé, le MHR veut faire au moins aussi bien cette année. Mais les blessures de joueurs majeurs semblent les condamner dans cette quête.

Les matches de la 1ère journée de Coupe d'Europe

Quand le tirage au sort a placé Toulouse et Montpellier dans la poule 4 avec Bath et Glasgow, tout portait à croire que l’on assisterait à un duel fratricide entre clubs français pour la qualification. Sauf que depuis ce jour de septembre, de l’eau a coulé sous les ponts de la Garonne et du Lèze. Plombés par un début de saison désastreux, les Rouge et Noir devront cravacher pour ne pas manquer les phases finales du Top 14 pour la première fois depuis plus de vingt ans. Autant dire que la Coupe d’Europe pourrait passer au second plan. "Il y a cette tentation de gérer, ça va nous permettre de lancer de jeunes talents, reconnaît le manager toulousain Guy Novès. Permettre à ces jeunes de se frotter au meilleur niveau européen, ce serait une bonne aventure".

Les jeunes, coup de génie ou coup de massue?

Plus à l’Est, leurs homologues bleu et blanc devraient eux aussi faire la part belle à la jeunesse. Mais pour des raisons différentes. La charnière titulaire Trinh-Duc-Pélissier sur le flanc, les inexpérimentés Irribaren et Selponi mèneront le jeu du MHR. Un coup dur pour une équipe ayant "complété son effectif pour exister sur les deux tableaux", selon le capitaine montpelliérain Ouedraogo. Lui aussi absent, l’international tricolore pourrait céder sa place à Galletier, un autre louveteau. Dans une compétition densifiée avec le passage de 24 à 20 clubs cette saison, ce manque de vécu pourrait coûter cher. Or, la Coupe d’Europe laisse peu de place à l’erreur. "Il va falloir être très très bon pour aller en quart de finale et encore plus pour aller au bout, juge le Toulousain Yannick Nyanga, vainqueur en 2010. C’est excitant, il n’y a pas une poule où l’on peut se dire il y a quelque chose à faire. Toutes sont très relevées".

Toulouse et Montpellier aiment l'Europe

Club le plus titré au niveau européen avec quatre succès, Toulouse, sevré de trophée depuis quatre ans, espère renouer avec son glorieux passé. Qualifié pour le premier quart de finale de son histoire l’an dernier, Montpellier veut retrouver le chemin des quarts de finale. Malgré leurs difficultés actuelles, les deux clubs refusent pour l’instant de renoncer à ces hautes ambitions. "Nos six finales disputées démontrent notre envie de bien figurer, notre attachement à cette compétition. Les joueurs se subliment et haussent leur niveau de jeu, plaide Guy Novès. Grâce à elle, ils ont pris conscience qu'ils pouvaient se tester face aux meilleurs rugbymen et s'évaluer pour les matchs internationaux. Elle nous tient à cœur". Dans l’Hérault, Fulgence Ouedraogo déclare également sa flamme à l’Europe. "A Montpellier on s’est toujours battu pour jouer cette compétition donc on prend du plaisir à la disputer chaque année. Elle demande plus d’intensité mais elle élève le niveau de l’équipe". Pour le vaincu du jour elle pourrait s’arrêter plus vite que prévu.

Jerome Carrere