Le terrain du Racing 92 à Colombes
Le stade Yves-du-Manoir de Colombes | AFP - FRANCK FIFE

Coupe d'Europe - Le Racing dit adieu à Colombes, et à la qualification ?

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Après deux défaites à l'extérieur avec le bonus défensif et une victoire, le Racing 92 reçoit Castres (16h15) à Colombes. C'est l'ultime rencontre disputée par les Ciel et Blanc dans leur mythique antre de Yves-du-Manoir, qui avait accueilli les JO à Paris en 2024. Un moment forcément particulier avant de mettre le cap sur la U Arena de Nanterre. Une deuxième défaite de suite contre les Castrais rendrait leur qualification pour les quarts de finale très incertaine.

"Ce sera la dernière fois que je vais faire ce trajet, aller à Colombes, me garer dans le parking, rentrer dans les vestiaires, sur le terrain, tous ces petits détails."  Henry Chavancy, joueur formé au Racing, a grandi à l'ombre des grandes tours entourant cette ancienne enceinte olympique. Ouvert aux quatre vents, ce terrain brille depuis longtemps par ce charme désuet, ses murs anciens et ses deux virages vestiges du vélodrome d'antan. Les vestiaires sentent le poids d'une histoire riche, des équipes de France et aussi du Racing Club de France.

A l'heure de quitterce lieu  pour mettre le cap sur Nanterre et la U Arena flambant neuve, le trois-quarts centre a donc des sentiments "mitigés". "Le Racing rugby, c'est Colombes, ça a toujours été Colombes. Finalement, ça a été ma maison pendant 18 ans, 18 ans de ma vie où j'y étais d'abord une fois, puis trois, quatre, cinq fois dans la semaine. Aujourd'hui, je n'y vais plus que pour les matches. Quand j'arrive là-bas, c'est comme quand je rentre chez moi. Vraiment. Je connais bien tous les gardiens, tous les gens qui travaillent dans le stade. De se dire que le Racing va quitter le stade Yves-du-Manoir, ça va être un déchirement pour eux aussi."

Un déchirement encore plus terrible serait une défaite pour les Ciel et Blanc. Car un an après une piteuse élimination de cette Coupe d'Europe dès la phase de poules avec une seule victoire au compteur, les finalistes de l'édition 2016, un nouvel échec dans cette première phase serait vécu douloureusement. Surtout au moment de prendre possession de la U Arena, cet outil flambant neuf attendu depuis longtemps. Et pour les derniers mois de Dan Carter (absent ce week-end) dans le club francilien avant de prendre son envol vers le championnat du Japon, cela ferait même mauvais genre. Battu dans le Tarn et garonne (16-13) en fin de match, le Racing 92 n'a pas d'autres choix que de gagner. Pour espérer encore quelque chose dans cette compétition, et pour honorer un stade qui a vu tant de champions réaliser des exploits.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze