Paul Goze, LNR
Le président de la LNR Paul Goze | FRANCK FIFE / AFP

Coupe d'Europe: La LNR reste ferme

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Réunis à Toulouse, les présidents du Top 14 et de ProD2 ont affiché leur volonté de ne plus participer à la Coupe d'Europe et de créer une autre compétition. "Les clubs français ne joueront pas la Coupe d'Europe l'an prochain", a asséné Paul Goze, le président de la Ligue nationale (LNR). Mourad Boudjellal, le président du RCT, a annoncé la mort "officielle à 100%" de l'épreuve européenne actuelle. On est loin du dialogue voulu par l'ERC, l'organisateur des épreuves européennes.

Dix jours après la "déclaration de guerre", les clubs français ne sont pas prêts à enterrer la hache de guerre. Paul Goze avait envoyé un missile en annonçant que les clubs français et anglais allaient créer  une nouvelle compétition européenne, et ne plus participer à l'actuelle Coupe d'Europe. Malgré la nomination d'un médiateur qui a un mois pour trouver une solution au conflit, les présidents français campent sur leurs positions. 

"Les clubs français ne joueront pas la Coupe d'Europe l'an prochain", assure Paul Goze, le président de la Ligue nationale de rugby (LNR) dans L'Equipe. "Nous, Français, souhaitons jouer une compétition en présence des clubs anglais. Sauf que les Anglais ne peuvent pas participer à une compétition européenne qui ne serait pas retransmise par British Telecom. Mais l'ERC a choisi Sky Sports pour diffuser la Coupe d'Europe. Donc, les clubs anglais sont dans l'impossibilité d'y participer. Voilà le fond du problème. Il n'y aura pas de retour possible." 

Les clubs anglais ont en effett signé voici quelques mois un contrat pour leur championnat domestique et pour leurs matches de Coupe d'Europe avec British Telecom, en dépit du fait que c'est l'ERC qui gère les droits de diffusion des Coupes d'Europe. Du coup, les clubs français, parce que les Anglais ont négocié les droits TV pour eux, doivent trouver un diffuseur qui leur assure au moins autant de rentrées financières qu'actuellement. Et si les clubs celtes ou italiens veulent se joindre, ils devront également négocier de leur côté. Le tout, sans être assuré, pour le moment, que la fédération internationale (IRB) ne reconnaisse cette compétition. "Au regard de l'attractivité de la compétition que nous allons créer, l'IRB ne pourra qu'adhérer dans l'intérêt du rugby", lance Mourad Boudjellal, le président du RCT. Sauf que l'IRB, dans un communiqué de la semaine dernière, a rappelé qu'elle "veillera à ce qu'on ait une compétition européenne qui remplit son nom, qui ne soit pas confisquée par quelques nations".