Les Toulonnais Taofifenua et Cooper
. | AFP - BERTRAND LANGLOIS

Clermont et Toulon sous pression

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Avec une semaine de retard en raison du report des matches suite aux attentats à Paris, Clermont et Toulon, les finalistes de deux des trois dernières éditions, débutent la Coupe d'Europe. Vaincus par les Varois en 2013 et 2015, les Clermontois jouent dans leur antre de Marcel-Michelin face à leur premier rival pour la qualification, les Ospreys et leur cohorte d'internationaux. A domicile, la défaite est interdite. Le triple champion d'Europe toulonnais joue également gros sur la route des qualifications, chez les Wasps.

"On a un très gros match qui nous attend, avec pratiquement la moitié du XV du pays de Galles qui arrive", a averti Benjamin Kayser, le talonneur de Clermont sur le site internet de son club. "C'est un rendez-vous à ne pas manquer pour nous." L'international français sait que ces Ospreys sont à prendre très au sérieux, d'autant qu'ils ont battu la semaine dernière les Anglais d'Exeter (25-13). Et que Dan Biggar, leur ouvreur, sort d'une très belle Coupe du monde, à l'image de l'équipe galloise. Tout le contraire des Français Fofana, Nakaitaci, Parra, Chouly et Kayser, tous titulaires pour ce premier sommet en Auvergne.

Invaincus sur la scène européenne depuis 2008 (23 victoires consécutives), les hommes de Franck Azéma savent que leur espoir de conquérir enfin ce trophée passe par une invincibilité à domicile. Surtout contre cette formation galloise, qui représente le plus gros danger dans cette poule 2. La dernière fois que les Ospreys sont venus ici, ils sont repartis avec une défaite (27-7), après avoir gagné à l'aller (25-24). C'était en 2010. A l'époque, l'ASM n'était pas encore un grand d'Europe. C'est d'ailleurs cette année là que le club auvergnat était parvenu, pour la première fois, à atteindre les quarts de finale. Depuis, deux demi-finales (2012 et 2014), et deux finales (2013 et 2015) ont installé les Jaunards dans une autre dimension. Mais le titre leur manque encore. Aujourd'hui, c'est la première pierre à placer pour construire l'édifice d'une nouvelle conquête.

"Un 8e de finale" face aux Wasps selon Laporte

En étrillant le Leinster à Dublin la semaine dernière (33-6), les Wasps ont rebattu les cartes de la poule 5. Ils sont désormais les premiers rivaux du RCT sur le chemin de la qualification et d'un historique quatrième sacre consécutif. Champions d'Europe à deux reprises (2004 et 2007), les Anglais, renforcés par l'ancien Wallabie George Smith, et les anciens All Blacks Franck Halai et Charles Piutau. Romain Taofifenua, le 2e ligne varois, estime qu'avec "leur recrutement, les Wasps sont devenus un candidat au titre". Ils l'ont prouvé en Irlande la semaine dernière, et comptent bien terrasser le triple tenant du titre, qui les avait éliminés en quarts de finale la saison passée (32-18). Sur leurs 20 derniers matches joués à domicile en Coupe d'Europe, les Wasps n'ont perdu qu'une fois (contre les Harlequins la saison passée) pour deux nuls.

Même si Bernard Laporte sera encore privé de ses internationaux O'Connor, Guirado, Halfpenny (blessés) mais aussi Giteau, Michalak, Mitchell sans oublier Nonu et O'Connell pas encore là, le RCT ne manque pas d'arguments. Un trio Tuisova-Armitage-Habana pour conclure ou remonter les ballons, Cooper à la manoeuvre, une 3e ligne expérimentée Smith-Fernandez Lobbe-Armitage, sans oublier le Springbok Vermeulen sur le banc, qui représente un renfort de poids. "Leur victoire nous met une pression supplémentaire pour ramener des points de là-bas", glissait Juan Smith. "Ils ont fait fort d'entrée", avouait Bernard Laporte. "Si on veut se positionner, il faut gagner. Ils ont ramené une victoire de l'extérieur, et s'ils gagnent tout chez eux, ils seront qualifiés. Pour nous, c'est un 8e de finale. Si on gagne celui-là, on se propulse."