Nick Abendanon Clermont Sale
L'arrière de Clermont Nick Abendanon | THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Clermont et le Stade Toulousain en appel

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Clermont s'apprête à retrouver les Anglais de Saracens ce dimanche pour le dernier match de poule de la Coupe d'Europe, avec un double esprit de revanche, et la nécessité de s'imposer pour assurer la première place de la poule 1 et un quart de finale à domicile.

Revanche attendue pour Clermont

C'est donc un véritable "huitième de finale" qui se jouera à Marcel-Michelin, où l'ASM, après une cuisante défaite à l'aller aux Saracens, aura une deuxième revanche à prendre face à des nglais qui l'avait humiliée  en demi-finale la saison dernière (46-6), et qui restent invaincus en Coupe d'Europe depuis octobre 2008.

"C'est pour des matches comme ça que tu entraînes, que tu joues au rugby. On ne va pas se cacher: on est content d'avoir ce challenge-là et de pouvoir le relever. Et devant notre public, dans notre stade, on sait que ça va être une grosse ambiance. C'est très excitant", déclare le manager clermontois, Franck Azéma, pour qui "la tension est là, mais est positive". Si un nul voire une défaite assortie du bonus pourrait aussi leur permettre de sortir de cette poule de la mort, qui regroupe trois des quatre derniers demi-finalistes (ASM, Saracens et Munster), les Auvergnats ne visent pourtant que la  victoire.

Ce serait en effet dommage de gâcher le monumental exploit réalisé à Thomond Park,  début décembre, où Clermont est devenue la première équipe française à s'imposer sur le terrain du Munster  confirmant ainsi son statut de grande puissance européenne, après avoir atteint  la finale en 2013 et le dernier carré en 2012 et 2014.

Mais attention, les mêmes ambitions européennes sont partagées par les Saracens, l'un des deux épouvantails du rugby anglais (avec Northampton) avec sa pléiade  d'internationaux anglais, et qui lui aussi  tourne autour du trophée depuis quelques saisons (finale en 2014, demi-finale  en 2013).

Toulouse a son destin en mains

Toulouse sera aussi à pied d'oeuvre avec le même objectif: celui d'obtenir la qualification pour les quarts de finale. Cela passe par une victoire sur le pelouse de Montpellier, déjà éliminé dans cette poule 4 et qui n'a plus rien à espérer. Car le résultat positif du Stade Toulousain à Bath dimanche dernier a rebattu  les cartes dans ce groupe extrêmement serré, où les Toulousains (16 pts), les Anglais (15 pts) et Glasgow (14 pts) peuvent encore se qualifier. Toulouse a donc son destin en main, puisqu'un succès dimanche à Montpellier le qualifierait, au moins en tant que l'un des trois meilleurs deuxièmes. Une victoire assortie du bonus, encore non décrochée cette saison en Europe, lui offrirait même la première place,quel que soit le résultat de Bath, qui reçoit Glasgow. Mais en cas d'égalité finale avec les Anglais, les "Rouge et Noir" seraient derrière à la différence particulière. Bath, battu deux fois d'entrée, a de son côté besoin d'un succès  avec bonus pour être certain de se qualifier, même si quatre points pourraient lui suffire. L'équation est en revanche plus simple pour les Écossais: il leur faut absolument rapporter une victoire bonifiée, qui pourrait malgré tout s'avérer insuffisante. 

Christian Grégoire