Le Castres Olympique
. | AFP - REMY GABALDA

Castres se complique la tâche

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Castres s'est sérieusement compliqué la tâche dans la perspective de la qualification pour les quarts de finale de la Coupe d'Europe en s'inclinant à Ospreys (21-12) vendredi lors de la 4e journée. Comme à l'aller où tout s'était joué au pied, ce match sans relief fut encore l'apanage des buteurs, mais cette fois-ci le CO ne s'en est pas sorti.

Les Castrais restent certes deuxièmes, mais après ce revers concédés contre des Gallois qui n'avaient pas encore remporté le moindre match, ils peuvent craindre pour leur avenir européen. Car Northamtpon, 3e,  qui se déplace chez le leader Leinster,  peut encore venir les en déloger, et au moins se qualifier pour le Challenge.

Les Tarnais devaient ne pas trembler au Liberty Stadium de  Swansea pour faire un écart conséquent sur ces poursuivants dans cette poule 1. Mais après avoir eu toutes les peines du monde lors de la première manche, à s'imposer face aux Gallois  vendredi dernier (15-9) à Pierre-Antoine, ne se détachant que grâce à la botte,  par ailleurs guère irréprochable, de Rory Kockott. il leur fallait emballer davantage le jeu et retrouver davantage d'efficacité  dans les zones de marque, pour espérer s'en sortir. 

Un CO bien pâle 

Mais les Castrais n'ont guère inquiété leurs adversaires. Les partenaires de Rory Kockott, auteurs de tous les points de son équipe, ont payé une indiscipline chronique, notamment  dans le jeu au sol, ce qui leur a valu à la fois d'être sanctionnés en défense mais aussi de voir échouer leurs phases offensives. Ils ont ainsi été dominés en première période, les Gallois se montrant les  plus dangereux par l'ailier Natoga ou encore l'ouvreur Dan Biggar qui  trouvèrent des brèches dans la défense castraise. C'est d'ailleurs sur un ballon de récupération et une jolie percée galloise que le capitaine du CO, l'ouvreur Rémi Talès, se mettait à la faute au sol et  écopait d'un carton jaune (27e). Les Gallois, eux aussi coupables d'erreurs  techniques, ne profitaient toutefois pas de leur supériorité numérique et les deux équipes étaient renvoyées dos à dos à la pause (12-12).

 Les Ospreys faisaient finalement la différence dans une seconde période  d'un grand ennui, grâce à la botte impeccable de Biggar (7/7 au final). Sans  que jamais les Castrais n'aient démontré quoi que ce soit.  Sauf miracle, et si les choses tournent vraiment très bien, il ne s'agira quasiment plus que d'honneur lors de la prochaine journée mi-janvier face au Leinster, à Pierre-Antoine, où un exploit contre la province  irlandaise donnerait un peu d'éclat à une campagne européenne jusqu'alors bien terne.

Christian Grégoire