Benjamin Kayser
Le talonneur de l'ASM Clermont, Benjamin Kayser, en échec au Stade Français. | Jean-Marie Hervio - AFP

Benjamin Kayser (ASM Clermont) : "Pour une fois, pas la pire des poules !"

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Pour son retour en club, après la douloureuse parenthèse Coupe du monde avec le XV de France, Benjamin Kayser n'a pas été verni, avec l'échec du leader clermontois ce dimanche sur la pelouse du Stade Français (9-14). Le talonneur auvergnat a bien l'intention de regoûter à la victoire dès le week-end prochain, pour les débuts européens en Champions Cup. Tout commence en... France ! En effet, dans la poule 2, l'ASM Clermont devra en découvre avec les Gallois d'Ospreys, les Anglais d'Exeter Chiefs et donc l'Union Bègles-Bordeaux. Rendez-vous dimanche à 14h, au stade Chaban-Delmas.

Dimanche, c'est le début d'une nouvelle campagne européenne. Est-ce déterminant de bien entrer dans la compétition?

Tout à fait, surtout que ce déplacement à Bordeaux va décider de beaucoup de choses dans cette poule. D'abord, parce que cette équipe bordelaise est difficile à bousculer, surtout chez elle. Et puis, sur les trois gros de ce groupe, il y en a forcément un ou plusieurs qui vont tomber à Bordeaux. Si ça commence par Clermont, on se retrouvera dans une situation délicate dès l'entame de la Coupe d'Europe. Pour l'heure, on ferme le livre "Top 14", pour ouvrir au mieux celui de la "Champions Cup".

Bordeaux, ça ne manque pas d'un peu d'exotisme ?

On a déjà connu ce genre d'affrontements franco-français par le passé. Ce n'est pas les plus savoureux en terme de Coupe d'Europe, mais ça vaut autant de points qu'un autre déplacement. Honnêtement, on va y aller à fond. Pour une fois, le tirage au sort ne nous a pas placés dans la pire des poules, mais celle-ci n'est pas évidente non plus. Avec la nouvelle répartition, avec je crois un groupe de moins, donc quatre équipes en moins, aucun groupe ne semble aisé. On sait que c'est un gros challenge qui nous attend.

"Je ne suis pas en train de dire qu'il y a crise!"

Comment analysez-vous votre dernière prestation avant ces débuts européens, avec cette défaite dimanche à Paris ?

On était déçus, forcément, parce qu'on était venus dans la capitale avec d'autres idées en tête. On n'avait pas envisagé de réaliser un match aussi pauvre, notamment durant les quarante première minutes. Dans l'engagement, on y était, mais une dizaine de pour cent en moins que les joueurs parisiens. On était constamment en retard en défense, pas franchement tranchants en attaque. Mais ce qui est vraiment rageant, c'est qu'avec seulement deux pauvres actions construites en première période, on arrive à les mettre sous pression. Donc, il y a pas mal de regrets. Le seul point positif c'est qu'à vingt-trois, on est allés arracher ce point de bonus. Rien n'est catastrophique mais, quand on dit des choses durant la semaine, on a envie de mieux les concrétiser lors du match suivant. Dans la conquête, c'était notamment compliqué. Pas satisfaisant ! Il y a eu un manque de précision de notre part auquel il faut remédier au plus vite.

L'essentiel n'est-il pas de retrouver une bonne conquête ?

Bien sûr, on a besoin d'avoir des ballons de qualité à la base. A chaque fois qu'il y a échec en conquête, c'est un problème pour nous. On a envie de le corriger au plus vite. On a manqué de maîtrise, de précision. Quand on n'est pas assez réactifs aux soutiens, que l'on n'est pas dans l'avancée constamment, alors on prend des ballons en permanence en défense. On a trop subi. Il faut dès dimanche inverser cette tendance. Je vous rassure : je ne suis pas en train de dire qu'il y a une crise à Clermont. On est encore premiers. Le résultat arithmétique est excellent. Mais, encore une fois, quand on se dit des choses dans la semaine, on a envie de les concrétiser le week-end. Si nous étions tombés sur bien meilleurs que nous, on serait les premiers à dire : "Il n'y a pas photo !" Seulement, le Stade Français a commis aussi beaucoup d'erreurs, sans conclure leurs "occas'" et ils étaient à portée de tir à la fin. D'où notre frustration. Espérons qu'elle ne soit que passagère.

Nicolas Gettliffe