Les finales de Coupe d'Europe franco-françaises
Les équipes françaises se sont rencontrées à quatre reprises en finale de Coupe d'Europe | DR

Avant Toulon-Clermont, les finales franco-françaises de Coupe d'Europe

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Samedi, le RCT et l’ASM se disputeront la vingtième Coupe d’Europe de rugby dans la cinquième finale franco-française de l’histoire. Dans la (petite) histoire de cette compétition, quatre finales se sont jouées exclusivement entre équipes tricolores. Retour sur ces quatres duels fratricides.

2003 – Stade Toulousain-Perpignan 22-17

Emile N'Tamack tente d'échapper à la défense de l'USAP
Emile N'Tamack tente d'échapper à la défense de l'USAP

Vainqueur de la première édition (en 1996), le Stade Toulousain doit attendre sept ans pour retourner en finale et affronter Perpignan dans le mythique stade de Lansdowne Road à Dublin. Pour l’USAP, c’est une première au niveau européen. Cette inexpérience se fait sentir en première période. Grâce à un essai de Vincent Clerc (déjà lui) et cinq coups de pieds de Yann Delaigue, le Stade mène 19-0 à la pause. Manuel Edmonds, l'ouvreur catalan, a beau répliquer en seconde période, le score est de 22-12 avant un ultime essai de Bomati anecdotique en toute fin de match. Le Stade Toulousain remporte sa seconde Coupe d’Europe, Frédéric Michalak, titulaire à la mêlée, sa première d'une longue série.

2005 Stade Toulousain-Stade Français 18-12 a.p.

Les Toulousains remportent leur troisième Coupe d'Europe
Les Toulousains remportent leur troisième Coupe d'Europe

Finaliste en 2004 (défaite 27-20 face aux Wasps), le Stade Toulousain est de nouveau de la partie en 2005. C’est alors la première fois dans l’histoire de la Coupe d’Europe qu’un club est trois fois de suite en finale (Toulon l’a désormais fait). Entre les deux frères ennemis du rugby français, le match est tendu. Aucun essai ne sera inscrit. A la pause, les Parisiens mènent 12-6, bien emmenés par David Skrela. Les hommes de Guy Novès répliquent par la botte de Jean-Baptiste Elisalde mais sont toujours menés de trois points sept minutes après la fin du temps réglementaire. C’est à ce moment-là que Frédéric Michalak entre en jeu. Il égalise pour envoyer les deux équipes en prolongation avant d’inscrire six points en prolongation pour offrir le titre au Stade Toulousain.

2010 Stade Toulousain-Biarritz 21-19

David Skrela exulte sous les yeux de Fabien Barcella et Imanol Harinordoquy
David Skrela exulte sous les yeux de Fabien Barcella et Imanol Harinordoquy

Décidément les Toulousains aiment martyriser leurs compatriotes en finale de Coupe d’Europe. Après 2003 et 2005, le Stade Français et Perpignan, c’est Biarritz qui subit la loi des joueurs de Guy Novès en 2010, au Stade de France. A l’image de 2005, la finale est serrée et se joue principalement au pied. Une fois n’est pas coutume, Florian Fritz s’invite à la fête des coups de pieds en inscrivant une pénalité et un drop. Bien épaulé par David Skrela (16 points inscrits), il envoie son équipe au paradis avec une quatrième Coupe d’Europe, record en la matière. La défunte H-Cup se refuse toujours au BO.

2013 Toulon-Clermont 16-15

Delon Armitage avait chambré les spectateurs clermontois
Delon Armitage avait chambré les spectateurs clermontois

En 2013, déjà, Toulon et Clermont avaient rendez-vous en finale de la Coupe d’Europe. Le RCT de Mourad Boudjellal est alors à la poursuite de son premier titre, après avoir chuté en finale du Top 14 un an plus tôt face au Stade Toulousain. Après une première période triste (3-3), le match s’emballe avec les essais de Nalaga et de James pour l’ASM. Les Jaunard sont en bonnes positions pour remporter leur première Coupe d’Europe mais faiblissent après l’heure de jeu. En cinq minutes, le RCT renverse la tendance (de 15-6 à 15-16 entre la 60e et la 65e). Toulon est sur le toit de l’Europe.