Giulhem Guirado (Perpignan) charge la défense du Stade Français
Giulhem Guirado (Perpignan) charge la défense du Stade Français | AFP-Patrik Stollarz

Le Stade Français retrouve le parfum d'une finale

Publié le , modifié le

Le Stade Français s'est qualifié pour la finale du Challenge Européen en battant l'Usap à Aimé-Giral (25-22). Perpignan a craqué dans les derniers instants, Porical inscrivant deux pénalités dans les ultimes minutes. Paris rencontrera en finale à Dublin (le 18 mai) le vainqueur du match Leinster-Biarritz disputé samedi.

Le Stade Français ouvrait le score sur une pénalité de Jérôme Porical consécutive à une bonne contre-attaque parisienne (avec ballon porté puis attaque plein axe par David Lyons qui mettait à la faute –hors-jeu- la défense catalane, 0-3, 9e). L’Usap réagissait immédiatement avec une relance de Farid Sid suivie d’une attaque déployée qui aboutissait à un superbe essai de Guilhem Guirado en coin après une merveilleuse passe lobée de Mafi. James Hook manquait la transformation (5-3, 13e).

L’Usap prend les devants

Dix minutes plus tard, les hommes de Marc Delpoux trouvaient de nouveau la faille grâce à James Hook en coin après de nombreux temps de jeu pour user la défense stadiste. Le buteur gallois donnait sept points d’avance aux siens (10-3, 25e). Juste après, les Perpignanais relançaient encore de leur camp mais une passe était interceptée par Doumayrou qui s’enfuyait tout droit avant de servir Hugo Bonneval à hauteur : l’ailier parisien était plaqué par Florent Cazenave juste avant de recevoir le ballon et Monsieur Clancy accordait une pénalité face aux perches aux visiteurs. Porical ajoutait trois points (10-6).

Perpignan scorait immédiatement derrière suite à une faute adverse : Hook redonnait de l’air à sa formation (13-6). Mais le Stade Français s’appuyait sur sa bonne tenue en mêlée fermée pour se voir offrir par l’arbitre irlandais du match une nouvelle pénalité bien placée : Porical replaçait Paris à seulement quatre points (13-9, 36e). Les deux équipes regagnaient les vestiaires sur ce score serré en faveur des locaux.

Porical « tue » son ancien club

Le début de seconde période était parisien. Malgré une pénalité de Hook des 40 mètres (16-9), les Stadistes revenaient à la marque en deux temps : d’abord sur un essai de Lyons après une remarquable travail de Porical qui se jouait de Guirado et Planté pour servir son 3e ligne aile (45e). Puis sur une pénalité du même Porical pour répondre à Hook qui venait de redonner l’avantage aux siens (19-19, 52e).

Vexé, Perpignan reprenait sa domination en mettant toujours plus d’intensité mais le Stade Français répondait à chaque offensive locale. A 13 minutes du terme, après une belle poussée du pack bleu azur, James Hook inscrivait une pénalité très importante, validé par l’arbitre avec l’aide de la vidéo (sans que cela soit flagrant). Les Catalans menaient 22-19 avant le money time.

Mais le Catalan buteur Jérôme Porical, sifflé tout le match par les supporters usapistes, réussissait deux pénalités coup sur coup : la première de 60 m suite à un plongeon bleu, la seconde (sur poteau rentrant) dans la foulée qui offrait la victoire à Paris, plus opportuniste malgré la débauche d’énergie des locaux (22-25). Beau, mais cruel pour l’Usap. .