Stade Français et Bayonne opposés en Top 14
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Le Stade Français délocalise aussi l'Europe

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Précurseur en termes de délocalisations dans le championnat national, le Stade Français a choisi cette année de jouer ses trois matches de Challenge Européen à domicile dans d'autres stades. Après avoir reçu Grenoble au Havre, les hommes de Richard Pool-Jones s'apprêtent à affronter les Italiens de Prato au Mans lors de la 4e journée d'Amlin Cup, ce jeudi. L'occasion de confirmer leur statut de leader de la poule 5. Bayonne, lui, se déplace chez les Wasps.

Si le Stade Toulousain fut officiellement le premier à délocaliser un match de rugby vers le Stadium en 1997, pour y recevoir Brive en demi-finale de Coupe d'Europe, ce procédé est largement rattaché au Stade Français des années 2000. Celui de Max Guazzini, champion de France en 1998, 2000, 2003, 2004 et 2007. Celui capable de remplir le Stade de France grâce à un show digne du sport américain après avoir conquis le Parc des Princes, le stade Charléty ou encore le stadium nord de Villeneuve d'Ascq en 2001.

Malgré des résultats sportifs en berne ces dernières saisons, le club parisien a choisi de conserver ce particularisme. Dans l'attente d'un stade Jean Bouin flambant neuf, qui devrait leur être livré en fin de saison, les hommes de la capitale ont délocalisé leurs trois matches de Challenge Européen prévus à domicile. Une manière de quitter Charléty, enceinte provisoire qui sonne creux (affluence maximum de 8.000 spectateurs cette année) mais également d'offrir du rugby à un public qui en est sevré. C'est dans cette double optique que Thomas Savare a voulu envoyer son équipe au Havre puis au Mans.

Le Mans porte-bonheur

Les stadistes avaient réuni 11.000 personnes au stade Océane contre Grenoble le 20 octobre dernier (28-25), pour un relatif succès (l'enceinte normande peut en contenir 25.000). En revenant dans la Sarthe, ils peuvent espérer mieux. Le 24 mars dernier, lors de la 21e journée de Top 14 face à Agen, loin d'être un cador national, la MMArena était pleine comme un œoeuf pour encourager les hommes de Laussucq et Auradou (24.000 spectateurs). Un succès et un bonus offensif plus tard (53-27), les Parisiens étaient aux anges.

"Cette enceinte est vraiment très très belle et je pense qu'elle devrait être dédiée à un gros club de rugby " déclarait ainsi David Attoub au sortir de la démonstration des siens. Surpassés au match aller (23-37), les Italiens de Prato ne devrait pas gâcher la fête. Leader invaincu de sa poule, le SF est opposé à un adversaire au destin opposé, défait à chaque fois lors des trois premières journées. En s'imposant en terres mancelles, ils feraient un grand pas vers les quarts de finale. 

Bayonne joue son avenir européen
A l'heure des délocalisations massives, l'Aviron Bayonnais n'est pas en reste. A la veille d'aller visiter les Wasps qui dominent leur poule de Challenge Cup, le club basque a annoncé samedi vouloir jouer la 22e journée de Top 14 contre Toulon à Anoeta le 23 mars prochain. Après les matches contre le stade Français en 2009 et le Stade Toulousain en 2011, il s'agira de la troisième rencontre déplacée par Bayonne à Saint-Sebastien. En attendant, deuxièmes de leur groupe à un point du leader anglais, les hommes de Lanta et Deylaud doivent gagner outre-manche pour ne pas hypothéquer leur qualification.

Jérôme Carrère

Jerome Carrere