Louis Picamoles
Louis Picamoles, lors de la victoire des Bleus face à l'Italie | LIONEL BONAVENTURE / AFP

XV de France : Louis Picamoles, cadre en danger

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Mis sous pression et plus indiscutable dans la hiérarchie des troisième ligne, Louis Picamoles a livré une prestation assez bonne face à l'Italie vendredi, pour ce qui restera comme son dernier match avec les Bleus sur une pelouse française. De quoi semer le doute dans l'esprit du staff du XV de France, à deux jours de l'annonce de la liste des 31 joueurs sélectionnés pour le Mondial.

Arthur Iturria, Charles Ollivon, Grégory Alldritt, François Cros, Louis Picamoles, Yacouba Camara et Wenceslas Lauret. Ils sont sept à briguer une place pour le prochain Mondial au Japon, où Jacques Brunel a assuré qu’il n’emmènerait que cinq troisième ligne dans son groupe de 31. Sept pour cinq places, l’annonce de la liste lundi soir par le sélectionneur fera forcément des déçus. Des déçus dont pourrait faire partie Louis Picamoles, joueur le plus capé du groupe des 37 (79 sélections) mais plus que jamais menacé de rester à la porte d’un potentiel dernier grand rendez-vous avec les Bleus.

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A 33 ans, le joueur montpelliérain subit de plein fouet la concurrence de la nouvelle génération. Charles Ollivon (26 ans), Grégory Alldritt (22 ans), François Cros (25 ans), 17 sélections à eux trois mais qui ont su saisir leur chance lors des deux premiers test-matches face à l’Ecosse pour marquer des points et être aujourd’hui quasi-certains de faire partie de la liste des 31 joueurs sélectionnés. Une concurrence "forte mais saine" dont se satisfait Picamoles. "Elle tire le groupe vers le haut, c'est tout ce qui m'importe", a confié le N°8 après le match face à l'Italie.

Face à l’Italie, il a répondu présent

Des cartes et une hiérarchie rebattues qui font aujourd’hui de Louis Picamoles un troisième ligne sur la sellette. Titularisé pour la première fois de la préparation lors de la victoire des Bleus face à l’Italie vendredi soir, le N°8 a répondu sur le terrain, montrant qu’il était encore capable d’apporter quelque chose dans ce rôle de porteur de balle et de gratte-terrain (77 mètres gagnés sur l’ensemble du match). Surtout, il a montré de l’envie et de la volonté, certes parfois trop (sanctionné d’un carton jaune pour répétition de fautes en première mi-temps), pour ce qui restera comme sa dernière apparition en Bleu dans l’Hexagone. "Je n'étais pas dans une recherche d'objectif individuel mais dans une recherche de plaisir parce que je savais que c'était mon dernier match ici", a déclaré le Montpelliérain

De quoi semer encore quelques doutes supplémentaires dans l’esprit du staff des Bleus ("Les choix seront sans doute très compliqués", a confié Brunel hier soir), à qui il reste moins de 72 heures pour cocher les 31 noms qui s'envoleront pour le Mondial au Japon. Jacques Brunel fera-t-il le choix de se passer d'un joueur qui compte 79 sélections, 12 ans de carrière internationale et deux Coupes du Monde sur son CV ? Une expérience et un vécu qui pourraient s'avérer précieux au sein d'un effectif largement rajeuni (26 ans de moyenne d'âge). Un argument qui n'avait pourtant pas suffi à sauver Mathieu Bastareaud (54 sélections), capitaine lors de la dernière tournée en Nouvelle-Zélande, et grand absent de la liste des 37 au mois de juin.