Coupe du monde de rugby : Un XV de France fébrile assure l'essentiel face aux Etats-Unis

Publié le , modifié le

Auteur·e : Guillaume Gorgeu
Camille Lopez a porté les Bleus en début de rencontre face aux Etats-Unis
Camille Lopez a porté les Bleus en début de rencontre face aux Etats-Unis. | FRANCK FIFE / AFP

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Pour son 50e match en Coupe du monde, le XV de France a obtenu un pâle deuxième succès dans ce Mondial, le 35e de son histoire dans cette compétition, en battant les Etats-Unis (33-9). Dans cette conquête, les hommes de Jacques Brunel ont pu compter sur un Camille Lopez très affûté jeu au pied. Mais au-delà du succès bonifié et de l'essentiel assuré, les Bleus ont, une nouvelle fois, montré un manque de discipline et une certaine fébrilité. Un constat inquiétant en vue des confrontations à venir contre les Tonga et les Anglais.

Demi-teinte. Cette définition colle bien aux Bleus. Elle s’est encore vérifiée ce mercredi face aux Etats-Unis (33-9), à Fukuoka, pour leur deuxième rendez-vous du mondial 2019. En lumière, on peut retenir les résultats victorieux, ce qui est le plus important pour espérer continuer l’aventure au-delà de la phase de poule, mais aussi les bonnes séquences en attaque, grâce à un Camille Lopez guidant à merveille les offensives françaises. Mais on ne peut ignorer l’ombre de l’indiscipline qui accompagne constamment les Bleus, avec des nombreuses fautes de main, et des hors-jeu, résultant sur un jeu haché et fébrile. Un point noir souvent évoqué ces derniers mois et qui pourrait coûter cher, notamment contre les Anglais.

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Lopez, le pied sauveur de la France

Comme face à l’Argentine, les Bleus se sont mis dans de bonnes dispositions pour prendre le match en main au niveau du score. Sur la continuité de sa rentrée contre l’Argentine, Lopez a démarré tambour battant, en tapant deux bons premiers coups de pied pour apporter le danger dans le camp des Eagles et faire avancer ses partenaires. Sur son troisième coup de pied, le n°10 tricolore a réalisé une passe parfaite par-dessus la défense pour permettre à Yoann d’Huget d’inscrire le premier essai de la rencontre, le premier en Coupe du monde pour le Toulousain (5-0, 6e).

Une vingtaine de minutes plus tard, c'est encore le pied doré du n°10 tricolore qui a permis à la France de prendre le large (12-3, 24e), dans une rencontre où les Américains faisaient bonne figure, en prenant la possession du cuir en première période. Une magnifique passe en coin pour servir sur un plateau Alivereti Raka.

L'ombre de l'indiscipline et de la fébrilité

Ce deuxième essai semblait définitivement lancer les Bleus pour étouffer les Américains.  Mais leurs maux récurrents des derniers matchs ont fait un retour foudroyant. Fautes de mains, hors-jeu, les coéquipiers de Maxime Machenaud ont montré toute la panoplie de l’indiscipline, synonyme de leur fébrilité dans les rucks. A la pause, la France concédait un total de 8 pénalités contre une seule pour les Américains.  Le retour des vestiaires n’inspirait pas plus de positif. D’autant plus que MacGinty, le n°10 américains ramenait les Américains à seulement trois points, sur une nouvelle pénalité (12-9). 

Gaël Fickou (17-9, 67e), puis Baptiste Serin (24-9, 70e) ont permis de soulager une équipe de France perdue dans son jeu et brouillonne. Sur l'essai de Serin, Lopez était encore à la manœuvre. Ces deux essais mettaient fin à une longue période où les Bleus n'osaient plus jouer au pied et prendre de risque, à cause d'un nombre de fautes de main trop important, 13 sur le total du match. Après un dernier essai inscrit par Jefferson Poirot en toute fin de rencontre (33-9, 79e), les Bleus pouvaient au moins se satisfaire du plan comptable rempli, mais s'inquiéter du contenu. 

Ce score, large et trompeur, permet au moins aux Bleus de reprendre la seconde place du groupe C avec 9 unités, un point derrière les Anglais (10 pts) et 3 points devant les Argentins (6 pts). Ils ont désormais quatre jours pour régler au maximum les errements de discipline pour éviter une nouvelle frayeur, voire une mauvaise surprise face aux Tonga.