Maro Itoje
Maro Itoje a été l'un des grands artisans de la victoire de l'Angleterre face à la Nouvelle-Zélande. | CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Coupe du monde 2019 : Maro Itoje et Sam Underhill, les travailleurs de l'ombre dans la lumière

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Si l'Angleterre s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde de rugby, elle le doit en partie à l'activité débordante de Maro Itoje et Sam Underhill. Les deux joueurs ont été omniprésents tout au long de la partie, accomplissant avec brio de nombreuses tâches de l'ombre. Mais décisives au possible pour un XV de la Rose au plan parfait face à la Nouvelle-Zélande.

Ils ont découpé à tour de bras. Ils ont écœuré leurs adversaires dans le jeu au sol. Bref, ils ont débordé d’énergie pendant 80 minutes, ou presque. Ils ? Maro Itoje et Sam Underhill. Le deuxième et troisième ligne du XV de la Rose ont été deux des grands bonhommes qui ont porté l’Angleterre face à la Nouvelle-Zélande pour s’ouvrir les portes de la finale de la Coupe du monde (19-7). A l’image de l’activité de Thierry Dusautoir contre les Blacks en 2007, les joueurs des Saracens et de Bath ont livré une grande copie.

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Itoje : "Le travail n'est encore terminé"

Avec 12 et 14 plaquages respectifs (le meilleur total étant l’œuvre de George Ford et Owen Farrell avec 15 plaquages), Itoje et Underhill ont empêché les doubles champions du monde en titre de mettre en place leur jeu. Itoje s’est par ailleurs distingué avec un ballon arraché (14e), l’anéantissement d’une offensive black aboutissant à la première mêlée du match (18e) et a également obtenu une pénalité dans les 22m, au sol, à l’origine de l’essai (refusé) à Ben Youngs (44e). À mettre à son crédit également, un contre en touche (28e), symbole de l’ascendant pris par le joueur de 24 ans sur ce qui, pourtant, apparaît comme le meilleur attelage du monde : Brodie Retallick – Sam Whitelock.

Ses deux plaquages manqués et sa pénalité concédée devraient lui être pardonnés outre-Manche. Tout comme l’essai marqué par Ardie Savea, dont la faute incombe davantage à un lancer trop haut de George Ford vers Itoje qu’à une erreur de saut du deuxième ligne. Malgré 80 minutes de haute intensité, la lucidité l’emportait toutefois à l’issue du match, pour celui qui a joué sa quatrième rencontre du Mondial, une nouvelle fois en intégralité : « On ne l'a pas encore assimilée (la qualification en finale) mais on est terriblement impatient. On est très honorés d'être ici, mais le travail n'est pas encore tout à fait terminé. Il nous reste encore une semaine de travail acharné et, espérons-le, un grand match la semaine prochaine. »

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Underhill s'impose face aux Barrett

Sam Underhill a également été particulièrement précieux. À 23 ans, il est parvenu à ralentir un bon nombre de ballons des All Blacks dans le jeu au sol. Il a même poussé son vis-à-vis, Scott Barrett, à la faute avant la pause, après avoir gratté un ballon (39e). Dans son omniprésence défensive, comme depuis le début de la compétition, il a notamment administré un gros plaquage sur Jordie Barrett à l’heure de jeu, juste après l’essai néo-zélandais. Comme un signal envoyé pour dire que le patron était bien anglais, samedi, à Yokohama. Un terrain que le XV de la Rose refoulera samedi prochain, lors de la finale, pour tenter d’offrir une deuxième couronne à Sa Majesté.

Maxime Gil gil_maxime_34