Le bonheur collectif des Ecossais autour de Greig Laidlaw, face aux Samoa
Le bonheur collectif des Ecossais autour de Greig Laidlaw, face aux Samoa | AFP - Filippo MONTEFORTE

Coupe du monde 2019: L'Ecosse garde l'espoir, et laisse les Samoa "fanny"

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Battue voici dix jours par l'Irlande elle-même vaincue samedi par le Japon, l'Ecosse n'avait pas d'autres choix que de s'imposer contre les Samoa, et ils l'ont fait (34-0) dans la poule A de la Coupe du monde. Avec deux essais de pénalité, et un bonus offensif. C'est la première fois dans cette édition au Japon qu'une équipe ne marque aucun point dans un match. Pour rêver d'une qualification en quarts de finale, le XV du Chardon devra encore battre la Russie pour s'offrir une finale contre les Nippons, le 13 octobre à Yokohama.

Trente minutes à se casser les dents. Trente minutes à avoir la même impression que contre l'Irlande, à savoir: être inoffensifs offensivement. Trente minutes à monopoliser le ballon, sans parvenir à renverser la solide défense samoane, par manque de justesse ou de réalisme. Après une percée de la pépite Graham à la 2e minute, après un ballon porté sur 20m mais une interception à l'entrée des 22m à la 28e, le XV du Chardon a enfin trouvé l'ouverture à la 30e minute. Certes, Greig Laidlaw avait placé une pénalité dès la 8e minute, mais ces 3 petits points étaient bien peu au regard de la main-mise sur le jeu (144m gagnés contre 53 après 20 minutes de jeu). Jusqu'à ce que Finn Russell, d'un extraordinaire coup de pied sur l'aile opposée, ne trouve son ailier Sean Maitland, qui résistait à la défense de son vis-à-vis pour inscrire le premier essai du match (30e, 7-0). 

Après avoir buté, la clé des champs était trouvée. Quatre minutes après, sur une belle passe de Russell pour le 3e ligne Ritchie, ce dernier perçait et trouvait son demi de mêlée Laidlaw en soutien. Le Clermontois hésitait, cherchait du soutien à l'intérieur sans en trouver. Un défenseur ratait son plaquage sur le N.9, mais cet échec faisait rebondir l'Ecossais comme un culbuto, et l'envoyait vers l'en-but pour un deuxième essai (34e, 17-0). Et pour enfoncer un peu plus le clou sur la tête samoane, l'arrière Stuart Hogg plaçait un drop exceptionnel (38e, 20-0) pour virer à la pause avec un certain confort.

Fidow, deux cartons jaunes et deux essais de pénalité

A la mi-temps, la différence était marquée et marquante: 287m gagnés par les Ecossais, 102 par les Samoans qui, avec l'ensemble de leur ligne de trois-quarts, n'a avancé que de 57m, alors que le seul Maitland a couru 48m avec le ballon en mains. Et ce n'était pas le seul Ecossais à avoir avancé de cette manière. Au retour des vestiaires, et juste avant l'heure de jeu, un essai de pénalité rapprochait l'Ecosse de son objectif, à savoir le bonus offensif (58e, 27-0), les joueurs des Iles du pacifique étant en plus réduits à 14 avec un carton jaune récolté par l'ailier Fidow.

En manque de créativité, les Samoa continuaient à dominer devant, mais sans faire de différence. A force et malgré de nombreuses imprécisions, les hommes de Gregor Townsend se montraient dangereux à leur tour lorsque Maitland, sur son aile gauche, se lançait dans un sprint puis un plongeon pour aplatir le ballon dans l'en-but. Sauf que l'ailier Fidow plongeait sur lui en mettant les genoux, l'empêchant de contrôler le ballon. A la vidéo, l'arbitre, le Français M. Gaüzère, décidait de lui infliger un nouveau carton jaune, synonyme de carton rouge et surtout synonyme d'essai de pénalité. Un essai qui offrait le bonus offensif aux Ecossais. 

Les samoans devaient donc finir à 14 la rencontre. Une complication de plus pour une équipe qui pensait bien jouer un rôle de trouble-fête dans cette poule A. Avec seulement 17 défenseurs battus durant le match (contre 32 du côté de l'Ecosse), les hommes de Steve Jackson n'ont pas gagné suffisamment de duels pour s'imposer. Avec cette lourde défaite, tout n'est pas remis en cause. Car dans un groupe où les surprises existent, une victoire face au Japon, samedi prochain, relancerait tout le suspense pour la qualification. Quatre des cinq équipes ont déjà gagné au moins un match, et seuls les Nippons ont doublé la mise. Mais tout reste ouvert. Pour les Samoa comme pour les Ecossais, deux futurs adversaires de l'hôte.