Coupe du monde 2019 : l'Angleterre s'offre un immense exploit face à la Nouvelle-Zélande et file en finale

Publié le , modifié le

Auteur·e : Maxime Gil
Angleterre - Nouvelle-Zélande
L'Angleterre a fait tomber la Nouvelle-Zélande et file en finale de la Coupe du monde | Masahiro Sugimoto / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun

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Un exploit immense ! L'Angleterre a fait tomber la Nouvelle-Zélande en demi-finale de la Coupe du monde (19-7). Les Anglais ont réalisé le match quasi-parfait pour s'offrir les doubles champions du monde en titre. Face à un XV de la Rose impressionnant de maîtrise, les All Blacks ont totalement déjoué, ne parvenant jamais à mettre leur rugby en place. L'Angleterre s'ouvre les portes d'une finale ô combien méritée et s'affiche en favori pour le titre mondial. Grandiose !

Ils l'ont joué à la Française, le résultat en plus. Et de quelle manière ! Comme les « sales gosses » de 2011, l’Angleterre avait décidé de défier le Haka en formant le V de la Victory. Mais eux sont parvenus à le faire : la Nouvelle-Zélande est tombée, 12 ans après. Invaincus durant les 18 matchs qui ont suivi le succès français en quart de finale du Mondial 2007, les All Blacks ont dû déposer les armes devant un XV de la Rose au plan parfait et qui a imprégné un rythme époustouflant. Sereins, pleins de maîtrise, les Anglais ont marché sur les maîtres incontestés du rugby. Ils ont broyé du noir pendant 80 minutes pour s’offrir une quatrième finale, après 1991, 2003 et 2007.

Un rythme insoutenable

Si elle avait laissé l’Australie faire le jeu en quart de finale, l’Angleterre a cette fois fait le choix de mettre la main sur le ballon. Et de mettre du rythme d’entrée, comme pour annoncer que cette finale avant l’heure répondrait aux attentes. La muraille black est rapidement fissurée par les percées d'Elliot Daly et Anthony Watson, concassée par les charges incessantes des avants anglais et cède après moins de 2 minutes de jeu sur une ultime charge de Manu Tuilagi (7-0, 2e). Ça part fort. Très fort.

Une première demi-heure au rythme insoutenable, insufflée par des Anglais qui entendaient réaliser l’un des plus grands exploits de la décennie. La Nouvelle-Zélande recule sur chaque impact et éprouve de grosses difficultés dans le jeu au sol, perturbée par l’activité perpétuelle de Maro Itoje et Sam Underhill. Une débauche d’énergie telle qu’elle est parfois incontrôlée, comme lorsque l’essai est justement refusé à Underhill pour un passage à vide (26e).

Les Anglais champions du jeu au pied

La Nouvelle-Zélande peine à se réveiller, si ce n’est par une percée de Brodie Retallick, soutenu par Bauden Barrett. Une réponse timorée à un XV de la Rose impérial en mêlée, Mako Vunipola prenant le dessus sur Nepo Laulala (31e). Les Blacks sont dépassés, se font sanctionner à trois reprises en fin de première mi-temps et George Ford corse l’addition, après avoir manqué un  drop (10-0, 40e).

Impossible de ne pas voir les joueurs de Steve Hansen ne pas réagir au retour des vestiaires. Et pourtant… Ben Youngs pense enterrer les Blacks à la sortie d’un maul, mais un léger en-avant (involontaire) est détecté à l’arbitrage vidéo. Deuxième essai refusé en toute logique (45e). Mais Ford donne un peu plus de confort aux siens (13-0, 50e). Sans totalement relâcher la pression, l’Angleterre gère la dernière demi-heure grâce à une utilisation parfaite du jeu au pied. Tour à tour, Ford et Owen Farrell mettent régulièrement B. Barrett et George Bridge sous pression, remportant une bataille déterminante psychologiquement.

L'offrande de George

Mais les Anglais voulaient-ils relancer le suspens ? Sur une touche défensive devant sont en-but, Jamie George lobe Itoje et offre un caviar à Ardie Savea qui débloque (enfin) le compteur néo-zélandais (58e, 13-7). Pas de quoi perturber le plan de jeu des joueurs de Sa Majesté qui se nourrissent des fautes adverses pour s’assurer une fin de match "tranquille" (63e, 69e) et s'offrir un exploit majuscule face à une Nouvelle-Zélande qui apparaissait comme imbattable. Mais les Blacks ont broyé du noir. Et les Anglais ont broyé les noirs. Grandiose.

Maxime Gil gil_maxime_34