L'Afrique du Sud vainqueur de la Coupe du monde de rugby 2007
L'Afrique du Sud vainqueur de la Coupe du monde de rugby 2007 | AFP

Coupe du monde 2019 : Douze ans après, les retrouvailles entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud

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Samedi, l'Angleterre et l'Afrique du Sud s'affrontent en finale de la Coupe du monde de rugby. Des retrouvailles douze ans après l'affrontement qui avait vu les Springboks soulever leur deuxième trophée mondial au terme d'une pauvre finale, au Stade de France. Flashback.

Triompher chez son meilleur ennemi après l’avoir éliminé et conserver sa couronne acquise quatre ans plus tôt : c’est le défi qu’a tenté de relever l’Angleterre, le 20 octobre 2007. Une semaine auparavant, sur cette même pelouse du Stade de France, le XV de la Rose triomphait face à l’équipe de France. Après avoir écarté le pays hôte, se présentait, à nouveau, l’Afrique du Sud. Avec un certain goût de revanche.

Les Anglais giflés en poules

Car les deux nations se sont affrontées en poule. Ou plutôt, les Springboks ont marché sur la Rose : 0-36. Trois essais, autant de transformations, et cinq pénalités. Score sans appel. Un succès bonifié qui leur offrait ainsi la première place du groupe et la partie de tableau la plus abordable de la phase finale, étant opposés aux Fidji puis à l’Argentine. De son côté, les Anglais devaient se défaire de l’Australie (déjà !) et des Bleus.

En s’affrontant lors de cet ultime rendez-vous du Mondial, l’Angleterre et l’Afrique du Sud allaient rentrer dans l’histoire de l’ovalie, soulevant forcément leur deuxième trophée William Webb-Ellis. Les joueurs de Clive Woodward pouvaient être les premiers à réaliser le doublé. Mais il n’en fut rien. Car la finale ne s’est jamais débridée, les défenses prenant le pas pendant 80 minutes sur les intentions offensives.

Cueto trop court

Seul Mark Cueto avait franchi la ligne, au retour des vestiaires. Mais après arbitrage vidéo, l’essai avait été refusé à l’ailier anglais pour un pied en touche. En face, Bryan Habana, meilleur marqueur de la compétition avec huit essais, était lui aussi resté muet. C’est Percy Montgomery qui, par sa précision face aux poteaux, avait offert un nouveau sacre aux Springboks, Johnny Wilkinson ne lui répondant qu’à deux reprises (15-6). Un match cadenassé, sans essai, comme en 1991 (qui avait vu le succès de l’Australie devant…l’Angleterre (12-6)), et auquel avait pris part François Steyn, le trois-quart polyvalent sud-africain, seul rescapé de la finale.

Maxime Gil gil_maxime_34