Contrats fédéraux: le président de Clermont répond à Laporte

Contrats fédéraux: le président de Clermont répond à Laporte

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Le Président de Clermont Eric de Cromières a répondu mardi à la déclaration du président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte, qui souhait à faire signer des contrats fédéraux à une quarantaine de joueurs internationaux pour faciliter le fait qu'ils soient davantage libérés pour la préparation pour le XV de France. Pour le Clermontois, il s'agit là d'un sujet pertinent mais compliqué à mettre en place, et qui en tout état de cause ne peut aboutir sans l'aval des autorités de la Ligue nationale, structure décisionnelle des clubs.

Laporte a indiqué dimanche dans l'émission Stade 2 avoir fait signer lundi à Nice, où une trentaine de joueurs français préparaient leur déplacement en Irlande dans le cadre du Tournoi des six nations, "un engagement qui dit clairement qu'ils sont pour notre projet, pour faire en sorte qu'il y ait des contrats fédéraux". Il a également indiqué son intention de contourner la Ligue nationale de rugby (LNR), qui représente les clubs professionnels et est opposée à cette réforme, et négocier directement avec les clubs concernés.

Eric de Cromières a donc réagi: "Je ne suis pas dans le temps des médias. Je suis dans le temps de la construction (...) Les choses qui donnent des résultats dans le temps ne sont pas des choses qui se construisent en trois minutes", a-t-il déclaré. "Il ne suffit pas de balancer des termes ou des mots du type contrat fédéral...C'est très insuffisant", a poursuivi le président de l'ASM, qui se dit néanmoins prêt "à parler" avec le président de la Fédération. 

Néanmoins, le président auvergnat rappelle que les choses ne peuvent se faire contre la Ligue. "J'appartiens à la Ligue, à un groupe de présidents. Nous travaillons ensemble. La Ligue est l'émanation des présidents de club et même si j'ai mes idées personnelles, je les partagerai avec mes collègues présidents et je me fondrai dans ce qui serait décidé par ce groupe", a-t-il souligné."Donc, je veux bien parler avec M.Laporte, lui expliquer les raisons de mes positions...ais lui réaffirmer en tout état de cause que je n'aurai pas de négociations séparées sur les contrats de mes joueurs directement entre le club et la Fédération française", a-t-il insisté. "Les contrats fédéraux, c'est une solution. C'est la solution de M. Laporte. Ce n'est pas celle forcément à laquelle nous arriverions si nous pouvions enfin travailler tous ensemble tranquillement"

Christian Grégoire