Bryan Habana va mettre un terme à sa carrière
Bryan Habana va mettre un terme à sa carrière | Matteo Ciambelli / NurPhoto

Bryan Habana met un terme à sa carrière

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"A mon tour de dire au revoir". Champion du monde avec l’Afrique du Sud en 2007, l’ailier toulonnais arrêtera sa carrière à la fin de la saison. Élu joueur de l’année en 2007, il détient le record d’essais marqués lors d’un Mondial. A bientôt 35 ans, Bryan Habana va raccrocher les crampons.

C’est sur Instragram que l’ailier sud-africain s’est fendu d’un long message pour annoncer aux amateurs de ballon ovale qu’il était temps “de dire au revoir et merci” à un sport qu’il aime tant. Il aurait préféré mettre un terme à cette longue et belle carrière d’une autre manière, lui qui n’a pas joué depuis le 15 avril 2017.

Blessé au genou gauche et opéré mi-juillet, il n’a pas remis les pieds sur une pelouse depuis. Avec le RCT, Habana a disputé 66 matchs depuis son arrivée en 2013. Il a inscrit 23 essais avec le club varois.

“Les ailiers plus forts que Bryan à son meilleur niveau se comptent sur les doigts d’une main. Et encore” confiait Mourad Boudjellal il y a quelques semaines. Habana ne devrait pas rejouer avec Toulon. Une triste fin de carrière pour l’ailier aux 124 sélections. C’est le deuxième plus grand total d’apparitions sous la tunique des Springboks dans l’histoire.

Champion du monde avec les Springboks en 2007

En équipe nationale, Bryan Habana a inscrit 67 essais, ce qui en fait le deuxième meilleur marqueur de l’histoire du rugby mondial. Le palmarès de la fusée sud-africaine est immense : Un Tri Nations (2009), deux Super Rugby (2007. 2009), un bouclier de Brennus (2014), deux titres de champion d’Europe (2014. 2015) et une Coupe du Monde (2007). Cerise sur le gâteau, il a été désigné meilleur joueur du monde l’année de son sacre avec les Springboks.

Crédité d’un temps de moins de 11 secondes sur 100 mètres, Bryan Habana quitte l’ovalie par la petite porte. Qu’importe, les souvenirs qu'il laisse au rugby sont aussi impressionnants que ses percées fulgurantes.

Léo de Garrigues @El2ga