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François Steyn | AFP-Fife

Biarritz à la relance, Racing pour confirmer

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Défait sur le fil samedi dernier en Italie, le BO va tenter de prendre sa revanche contre la franchise des Aironi ce vendredi à Aguilera. Un succès bonifié est attendu et souhaitable pour les Biarrots qui veulent terminer en tête de la poule 4 et jouer chez eux le quart de finale. Dans la poule 2, le Racing-Métro espère doubler la mise face aux Saracens après la belle victoire acquise en Angleterre.

Le Racing vise la qualification ! Le club francilien, grâce à deux essais, est devenu le week end dernier la première équipe française à s'imposer chez les Sarries (24-21), à la 17e tentative. Les hommes de Pierre Berbizier ont surtout quasiment mis hors-jeu les Saracens, trois défaites au compteur en autant de matchs. Dans le match à trois qui les oppose au Leinster (leader) et à Clermont (dauphin), les Racingmen effectueraient une belle opération en prenant de nouveau quatre points (au moins). Comme ils sont les seuls à s'être imposés à l'extérieur dans ce groupe de la mort qui ne donnera vraisemblablement qu'un seul ticket pour les quarts, ils savent qu'ils doivent assurer deux succès à Colombes pour passer.

Contre les Irlandais en janvier et face aux Anglais ce vendredi dans un stade Yves-du-Manoir qui devrait être copieusement garni pour peu que la météo ne soit pas trop défavorable. Le capitaine du Racing -Métro Lionel Nallet a repris l'entraînement cette semaine, après trois semaines de convalescence pour une lombalgie, et pourrait être aligné. "Il fallait que je me soigne, il y a des moments où il faut savoir s'arrêter. Mais là ça va mieux", a déclaré Nallet, qui avait dû déclarer forfait pour le dernier match de la tournée d'automne de l'équipe de France face à l'Australie le 27 novembre. "Je suis prêt". Nallet avait manqué la victoire du Racing -Métro en championnat face au Stade Français (15-13) le 4 décembre, puis celle chez les Saracens. Son retour permet d'envisager sereinement le féroce combat qui s'annonce contre ces mêmes Anglais qui abattent leur dernière carte.

L'autre club français à évoluer dès vendredi n'est autre que le BO. Humiliés sur la pelouse des Italien d'Aironi (28-27), les Basques doivent une revanche à leurs supporters. Tout autre résultat qu'une victoire avec bonus serait une nouvelle contre-performance pour des Biarrots qui doivent engranger un maximum de points afin de pouvoir accueillir à Anoeta (le stade de San Sebastian) en quarts de finale au printemps prochain. Leur situation n'est pas si mauvaise puisqu'ils s'étaient imposés à Bath, a priori leur concurrent numéro 1. Mais ils ont utilisé leur joker en Italie et ils n'ont donc plus le droit à l'erreur s'ils veulent garder les commandes de cette poule 4 assez peu relevée. "Même si on devait les rejouer dans quelques semaines, les joueurs s'en souviendraient encore", confie ainsi le manageur Laurent Rodriguez au sujet du couac de la semaine dernière.

"Gagner ce match-là, même avec la manière, n'effacera pas notre déconvenue. C'est sur les matches à venir que nous devons laver cet affront parce qu'on l'a considéré comme tel. Il faut respecter l'adversaire, quelle que soit l'équipe. Des matches cela arrivera à tout le monde d'en perdre, ça nous arrivera encore à nous. Mais c'est quoi un match perdu quand on a tout donné ?" Et de poursuivre: "Il faut l'implication de tous. C'est un rugby collectif qu'on doit retrouver. Sur certaines phases on a su être collectif, mais quand on a mené au score, on a baissé les bras. Donc, il faut être concentré pendant 80 minutes et ce, jusqu'à la fin de la saison. Dans un sport de combat quand vous baissez les bras, vous prenez ce qu'il faut en pleine figure. En boxe comme au rugby, il faut être très humble et cette humilité on n'a pas su la préserver. Il faut préparer Aironi comme on le fait pour le Munster ou le Leinster".