Biarritz à la relance

Biarritz à la relance

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Battus à Trévise (30-26) samedi dernier, les Biarrots veulent se relancer dans la compétition mais aussi dans les têtes face au même adversaire vendredi. Dernier en championnat, le Biarritz Olympique peut encore rester dans la course à la qualification pour les quarts de finales en signant un large succès. Une mission difficile pour une équipe à la peine depuis le début de saison.

Dans un sprint, le moindre faux pas est souvent synonyme d’élimination. C’est aussi le cas en Coupe d’Europe où il est difficile d’envisager une qualification après deux défaites au compteur après trois journées. Et pourtant, Biarritz conserve une chance de qualification. Dans une poule où une équipe se dégage encore, une victoire bonifiée vendredi soir remettra dans la course le finaliste en 2010. habitués des phases finales (8 en 11 participations), les joueurs de Patrice Lagisquet ne veulent pas lâcher la compétition. "Gagner, c'est le maître-mot, pour retrouver un peu de confiance et surtout  cumuler des points", analyse le talonneur Arnaud Héguy. "On s'aperçoit qu'en  Coupe d'Europe comme en Championnat, on a besoin de points et de retrouver une  dynamique qui nous permette de remonter".  Plus facile à dire qu’à faire.

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Les Biarrots ont en effet perdu dix de leurs quinze rencontres depuis le début de saison. Samedi dernier en Italie (30-26), l’inconstance mentale et la fragilité défensive a plombé le début de rencontre des coéquipiers du capitaine Imanol Harinordoquy, de retour sur les terrains vendredi soir. Sans leur maître à jouer Dimitri Yachvili, touché à une cuisse depuis la Coupe du monde, les Biarrots perdent très vite le fil directeur de leur jeu et leur confiance. Or, Yachvili sera absent comme deux autres mondialistes, le pilier Fabien Barcella et le n°8 Raphaël Lakafia. "On est conscient que l'on est vraiment au bord, on n'a plus de joker",  confirme le 2e ligne argentin Manuel Carizza.

Autre obstacle : Trévise. Il y a encore quelques années, une rencontre face à une équipe italienne était synonyme de large victoire et de bonus défensif. Ce sera plus compliqué cette année. Les Italiens progressent à chaque sortie depuis leur admission dans la Ligue celtique. Cinquièmes, ils rivalisent avec les provinces galloises, irlandaises et écossaises. En Coupe d’Europe, ils parviennent à reproduire le même niveau de performance. Eux aussi ont besoin d'un succès pour rester en vie.

Mathieu Baratas