Affaire Altrad : "le dossier est vide", affirme Laporte

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
Laporte
Bernard Laporte ne lâche pas l'affaire | PHOTOPQR/REPUBLIQUE DU CENTRE/MAXPPP

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Le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte, mis en cause pour des pressions supposées, a affirmé que "le dossier est vide", jeudi, au lendemain de la fin de son audition par le parquet national financier.

"J'ai abordé ces 'entretiens' avec sérénité. Lorsque l'on n'a rien à se reprocher, on a la force de la vérité avec soi. Cela faisait bientôt 3 ans que j'attendais d'éclairer les enquêteurs sur un dossier dont le contenu ne m'était pas accessible", a expliqué Bernard Laporte dans un long message publié sur son compte Facebook.

"Le dialogue avec les enquêteurs aura fini de me convaincre. Malgré des investigations poussées, avec des moyens colossaux, des campagnes de presse ressassant sans cesse les mêmes théories... : le dossier est vide. Il n'y a rien de concret. Des supputations, des interprétations, des scénarii... La montagne va accoucher d'une souris", a-t-il ajouté.

Des soupçons de trafic d'influence

Le patron du rugby français, soupçonné d'avoir usé de son influence en faveur de Montpellier, le club de Mohed Altrad, par ailleurs sponsor des Bleus, a été entendu pendant deux jours par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), tout comme le directeur général du Mondial-2023 Claude Atcher, deux hauts responsables de la Fédération, Serge Simon et Nicolas Hourquet, et Mohed Altrad.

Laporte, 56 ans, est notamment soupçonné d'avoir favorisé Montpellier (Top 14) en intervenant auprès de la commission d'appel de la FFR pour faire diminuer des sanctions contre le club, fin juin 2017. Il s'en est toujours défendu, même s'il a reconnu avoir téléphoné le 30 juin 2017 au président de la commission, Jean-Daniel Simonet.

"Ayant connaissance des axes de l'enquête, je suis plus que jamais serein."

"Cette déferlante n'aura été que médiatique. À moins de dix jours de notre échéance, je suis légitime à me poser la question de l'opportunité. A qui pouvait profiter la tempête ? Ayant désormais connaissance des axes de l'enquête, je suis plus que jamais serein", a encore expliqué l'ancien sélectionneur.

Cette garde à vue est intervenue à une dizaine de jours des élections à la présidence de la fédération, où l'ancien secrétaire d'Etat aux sports (2007-2009) brigue un second mandat. Prévues le 3 octobre, elles opposent Bernard Laporte à son principal opposant Florian Grill.

"Les stratégies de communication, les pièges médiatiques... tout cela ne me touche pas ! Je suis concentré sur ma responsabilité", a encore affirmé Laporte, avant d'assurer qu'il souhaitait être champion du monde en 2021 (avec le XV féminin) et en 2023 (avec le XV masculin).

AFP