6 Nations : Les Bleues, vers un avenir radieux

Publié le , modifié le

Auteur·e : Jules Boscherini
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La centre française Morgane Peyronnet au contact des Galloises Keira Bevan (à gauche) et Bethan Lewis (à droite) en marge de la large victoire (50-0) à l'Arms Park de Cardiff lors du Tournoi des 6 Nations féminin le 23 février 2020. | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

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Avec une superbe prestation face aux Galloises (50-0), les Bleues ont retrouvé leur bonne habitude : impressionner la concurrence. Si la victoire finale dans le Tournoi semble compromise, l’équipe de France féminine s’impose un peu plus comme une référence mondiale.

Des victoires face à la Nouvelle-Zélande en novembre 2018 et en juillet dernier. Voilà les exploits que le rugby féminin français attendait ! Comme boostée depuis son Grand Chelem en 2018, le XV de France féminin ne semble plus vouloir s‘arrêter. Et les Bleues l’ont bien montré ce dimanche à l’Arms Park de Cardiff en claquant une victoire record sur des Galloises beaucoup trop faibles pour prétendre rivaliser avec les Tricolores. La manager général des Bleues Annick Hayraud voulait un "comportement irréprochable", c’est exactement ce que ses joueuses ont montré sur le pré.

Le résumé de la victoire française sur le pays de Galles

Un rugby qui se professionnalise

Depuis fin 2018, la Fédération Française de Rugby a mis en place des contrats fédéraux à mi-temps, renforçant la professionnalisation du rugby féminin. « Ce dispositif a pour but de libérer du temps aux internationales et ainsi développer leurs performances collectives et individuelles en équipe de France » avait indiqué, à l’époque, la Fédération Française de Rugby dans un communiqué. Le dispositif commence à porter ses fruits. Les joueuses ont l’opportunité de se rassembler plus souvent et ça se ressent sur le terrain.

Pour la cinquième année consécutive, une Française est présente parmi les nommées au titre de meilleure joueuse du monde. Encore mieux, l’année dernière c’est Jessy Trémoulière qui avait remporté la plus prestigieuse des récompenses individuelles. En 2019, Pauline Bourdon avait été seulement devancée par l’Anglaise Emily Scarratt mais avait pu se consoler avec le titre de meilleure joueuse internationale française.

Et la FFR pense déjà à l'après. Un Top 100 des meilleurs joueuses des moins de 18 ans a été mis en place pour s'inscrire dans une logique de détection et de formation pour le plus haut niveau. Preuve que le vivier de joueuses à disposition de l’équipe de France se renforce d’année en année.

Objectif 2021

En Coupe du Monde, l’histoire est pourtant bien différente. Les Bleues ne sont pas encore parvenues à décrocher une place en finale en huit participations, terminant à la troisième place en Irlande lors de la Coupe du Monde 2017. A chaque fois, l’équipe de France a chuté aux portes de la finale et les filles d’Annick Hayraud comptent bien changer la donne l’année prochaine, en Nouvelle-Zélande. Pour cela, le XV de France féminin peut s’appuyer sur une base de joueuses présentes depuis quelques saisons déjà. Dans des propos relayés par la FFR, la deuxième ligne tricolore Safi N’Daye expliquait d’ailleurs qu’elles commençaient à être "un groupe avec des automatismes de plus en plus présents."

Pour l’instant, la raison d’être de ses filles est de terminer de la meilleure des manières le Tournoi des 6 Nations. Ça ne sera sans doute pas avec un nouveau titre. Les Bleues ont perdu leur match d’ouverture face à l’Angleterre et devront attendre plusieurs faux pas des Anglaises pour espérer soulever le trophée… Mais leur réaction contre l'Italie et plus encore dans la démonstration contre le pays de Galles dimanche laisse présager des lendemains qui chantent.

Jules Boscherini @julesboscherini