Guillaume Rufin Roland-Garros
Guillaume Rufin sur la terre battue de Roland-Garros | MIGUEL MEDINA / AFP

Rufin et Serra sans ressort

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Coincé entre les averses et la pluie de coups de Tommy Haas, Guillaume Rufin a longtemps attendu l’éclaircie. Malgré quelques coups d’éclat, le Français a pris l’eau et quitté Roland-Garros dès le premier tour sur une défaite en trois sets secs 7-6 (4), 6-1, 6-3. Son compatriote Florent Serra n'a pas fait mieux face à l'autre vétéran du circuit Nikolaï Davydenko, 31 ans. Le Bordelais a craqué en trois manches 6-3, 6-4, 7-5.

Le tirage au sort avait annoncé la couleur du temps. De la grisaille en perspective pour Guillaume Rufin, 102e mondial et opposé à la tête de série N.12 Tommy Haas. Entre le Français de 23 ans et son aîné de 35, la foudre est tombée. Dans une tenue qui n’était pas sans rappeler celle de Gustavo Kuerten en 1997, le Rhodanien n’avait rien à perdre. Il n’est jamais vraiment parvenu à se libérer. Rufin a résisté dans le premier set en se hissant jusqu’au jeu décisif en ne concédant qu’une balle de break à 4-4. Mais le Français est tombé sur un roc au service. Sans forcer et sans servir au dessus des 200 km/h, Haas avait une arme imparable (85% de points gagnés sur sa première balle). Une fois le jeu décisif en poche sur deux fautes directes de son adversaire (7-4), l’ancien N.2 mondial a imposé son rythme et sa puissance.

Trois sets secs...

Mis sur orbite par un break dès le début de la 2e manche, Haas a étouffé Rufin, capable de quelques beaux coups de raquette mais trop irrégulier. Même la pluie n’a pas sauvé le 102e mondial. Après une grosse averse et une interruption d’une heure, Haas a repris de plus belle. Il a lâché un break au Français mais s’est irrémédiablement détaché pour conclure en moins de deux heures (1h56). A 35 ans, l’Allemand formé à l’école Bollettieri ne songe pas à un seul instant à la retraite. Revenu à un très bon niveau après deux saisons gâchées par une blessure à la hanche, il vise une nouvelle demi-finale en Grand Chelem. A Roland-Garros, il n’a jamais dépassé les huitièmes de finale.

Serra trop court

Dans le match des "vétérans", il y a eu prime à la jeunesse. Un avantage tout relatif car Nikolaï Davydenko, 31 ans, a eu raison de Florent Serra, 32 ans. Comme son compatriote Guillaume Rufin, le Bordelais a manqué de régularité pour bousculer le Russe, 45e mondial. Hormis un baroud d'honneur en fin de 3e set, Serra est passé à côté de son rendez-vous avec la Porte d'Auteuil. La défaite est logique et sans appel 6-3, 6-4, 7-5.