Pierre Rolland Europcar portrait
Pierre Rolland (Europcar) tout sourire | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Rolland tient la barre

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Le patron d’Europcar, c’est bien Pierre Rolland. On s’en doutait avec les problèmes de genou de Thomas Voeckler. C’est confirmé après le final de la 3e étape à Boulogne-sur-Mer.

 

Le doigt en sang et les traits marqués, Pierre Rolland a souffert pour atteindre l’arrivée boulonnaise. L’Orléanais a chuté dans une descente mais il a tenu le choc dans la roue des favoris. « Je finis avec les meilleurs mais je n’ai pas pu faire le sprint car il y a eu une chute à 300 mètres de l’arrivée. On nous promettait une étape nerveuse et dangereuse. On l’a eue. Tout le monde veut être devant mais il n’y a pas de la place pour tout le monde, raconte la maillot blanc du Tour 2011. Les routes étaient étroites et à un moment ça ne peut plus passer. C’est un peu le jeu de la première semaine. »

Au sujet de sa blessure, Rolland ne semble pas trop inquiet. Rien qui pourrait compromettre ses chances de lutter avec les prétendants au podium. « J’étais à l’avant du peloton toute la journée. J’étais en trentième position quand il y a eu une chute dans une descente. Et j’ai quand même été pris dedans. Heureusement je n’ai rien de cassé, juste un doigt amoché. Je suis passé par l’herbe. Aujourd’hui, il y en a des plus malheureux que moi… » Il y a notamment son coéquipier Thomas Voeckler, lâché assez tôt et en galère toute la journée. « Thomas a eu ses problèmes de genou il y a une semaine. Il savait bien qu’il ne pourrait pas jouer le classement général. Il va essayer de se refaire sur une étape. » Rolland a lui le champ libre pour jouer sa carte dès la Planche des Belles Filles, premier objectif des Verts sur ce Tour.