Wawrinka:"une défaite qui fait très mal"

Wawrinka:"une défaite qui fait très mal"

Publié le , modifié le

Le numéro 3 mondial Stanislas Wawrinka a subi lundi une "défaite qui fait très mal" à Roland-Garros où il a été éliminé dès le premier tour par l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez, 41e mondial.

Comment vous êtes-vous senti durant ce match ?
Stanislas Wawrinka
: "Je n'arrive pas à expliquer pourquoi j'ai mal joué. Je me sentais bien, motivé, prêt à entamé ce tournoi. Sur le terrain, je n'ai tout simplement pas réussi à faire ce que je devais faire. C'était un match difficile. J'ai l'impression d'avoir joué à plat. Les échanges, je les négociais mal. Tout a été terrible. Je dois l'accepter. Cela va me faire du bien de remettre les idées au clair. C'est une défaite qui fait très mal parce que je pensais avoir tout ce qu'il faut pour faire un bon Roland-Garros. Le début de saison reste quand même juste incroyable."

La pression a-t-elle été un élément perturbant ?
S W
: "Non, je me sentais bien. À l'entraînement, cela allait bien. J'avais l'impression de bien gérer la pression. C'est vrai que je me mets toujours beaucoup de pression avant le match mais pendant le match, ce n'était pas juste une question de pression, c'est une histoire différente. Je suis à un tournant de ma carrière et il va falloir que je rassemble les morceaux du puzzle, après avoir gagné un tournoi de Grand Chelem, un Masters 1000, avoir occupé la position de N.3, les choses sont totalement différentes."

Qu'est-ce qui est différent justement ?
S W
: "La préparation était la même, mais mon niveau est différent. Je joue très bien à l'entraînement et du coup, pendant les matches, je suis plus exigeant vis-à-vis de moi-même. Et même quand je joue bien, je ne suis pas satisfait parce que je sais quel peut être mon niveau. Il faut que je gère cela, il faut que je réussisse à rassembler tout cela et a trouvé le moyen d'être heureux sur un court, de bien jouer pour regagner des matches."

Pensez-vous que ce qui s'est passé à Madrid et Rome au niveau de la préparation peut expliquer les mauvaises sensations ou le petit manque de match du jour ?
S W
: "Je pense que c'est tout ce qui s'est passé depuis le début de l'année, gagner un Grand Chelem, en ayant une période un peu difficile à Miami, en se remettant bien dedans, regagner un gros titre (à Monte-Carlo) et voilà, il y a eu des hauts et des bas. Je dis toujours que je ne suis pas du tout au niveau des Djokovic, Nadal, Federer parce que cela fait des années qu'ils sont là et qu'ils gagnent tout. J'ai le niveau pour briller, pour les battre mais cette année, c'est complètement différent pour moi, je dois regrouper tout cela, trouver les solutions, remettre le puzzle en place parce que la pression est différente. Je ne dis pas qu'il y en a plus mais mes attentes sont différentes. Je joue tellement bien, je me sens tellement fort à l'entraînement, cela se passe tellement bien qu'après, en match, peut-être que j'en attends un peu trop et je ne suis pas satisfait quand il y a des petites choses qui commencent à bien aller. Comme j'ai toujours envie de plus, de progresser, d'aller plus haut, parfois ce n'est pas super et c'est un peu négatif pour mon jeu."

Vous dites qu'il va falloir reconstruire le puzzle. Etes-vous en train de nous dire qu'il va falloir vous fixer de nouveaux objectifs ?
S W
:  "C'est un peu tout, ce sont des objectifs, c'est comment je vais les atteindre, comment je vais réussir à reconstruire ma confiance."

Vidéo : la balle de match victorieuse de Garcia-Lopez

AFP