Stanislas Wawrinka
L'imprévisible Stanislas Wawrinka | FABRICE COFFRINI / AFP

Wawrinka : Stanislas est-il las ?

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Stanislas Wawrinka revient sur la terre qui l'a sacré roi de France l'an dernier. Le Suisse, aux résultats inconstants, est capable du meilleur comme du pire. A l'heure d'affronter le Tchèque Lukas Rosol pour son entrée en lice, "Stan the Man" est-il rassasié ? Lui assure que non.

A 31 ans Stan Wawrinka demeure une énigme. Vainqueur de deux tournois du Grand Chelem (Australie 2014 et Roland Garros 2015), le Suisse laisse pourtant ses admirateurs sur leur faim. Pour ces derniers, il est évident que, vu le talent de leur protégé, son palmarès devrait être bien plus garni. C'est bien simple, quand Wawrinka est dans l'un de ses bons jours, il est injouable. Même pour Djokovic en finale de Roland Garros. Le Vaudois a tout pour lui : vitesse, précision et surtout puissance de feu. Si son revers à une main est considéré comme le meilleur du circuit, le danger vient de partout. A n'importe quel endroit du terrain. A n'importe quel moment. Alors pourquoi une telle inconstance ? 

Pour celui qui a grandi dans l'ombre envahissante de Roger Federer, rien n'a jamais été simple. Là où son compatriote transpire la facilité, lui transpire tout court. C'est à la force du travail, il le reconnaît lui-même, qu'il s'est hissé dans le top 5 mondial. Trop modeste Wawrinka ? Peut-être. "Je me considère en retrait par rapport aux trois favoris mais je sais que je peux être dangereux", avance-t-il en conférence de presse. "Je mets Djokovic largement favori. Il joue vraiment super bien. Ensuite, je mets Murray et Nadal. Et puis, je me mettrais juste derrière". Ah quand même. L'absence de Federer pourrait-il le libérer davantage ? Il tranche : "Ce n’est une bonne nouvelle ni pour lui ni pour le tennis".

"Il y a un an, l’histoire était totalement différente"

Lucide, Wawrinka l'est également lorsqu'il s'agit de revenir un an en arrière quand, habillé d'un short de plagiste, il avait fait trembler la terre Porte d'Auteuil. "Il y a un an, l’histoire était totalement différente. Là, c’est un nouveau tournoi, de nouveaux adversaires… Beaucoup de joueurs sont très en forme. Tout est à refaire. Je sais que ce sont des phrases que vous n'aimez pas mais il va falloir prendre match après match". Si on le prend au pied de la lettre, il va donc lui falloir affronter Lukas Rosol pour savoir où il en est exactement.

Certes, il y a des indices. Des inquiétants, comme ces éliminations dès le 2e tour à Madrid (battu par Kyrgios) et Rome (défaite contre Monaco), et des beaucoup plus encourageants comme sa victoire à Genève il y a deux jours en battant Marin Cilic en finale (6-4, 7-6). Mais, avec Wawrinka plus que pour un autre joueur, on sait que cela ne veut pas dire grand chose. Certes, le fameux short n'est plus là. Mais si l'envie et la confiance le remplacent...

L'interview de Wawrinka en vidéo : 

Julien Lamotte