Ivanovic Kuznetsova Sharapova montage
Trois anciennes vainqueurs de Roland-Garros, Ivanovic (en 2008), Kuznetsova (en 2009) et Sharapova (en 2012) | AFP

Un seul trône pour ces anciennes reines

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Si de nombreuses favorites ont été sorties très rapidement lors de cette édition des Internationaux de France, elles sont encore trois anciennes vainqueurs et deux ex-finalistes à rester en lice cette année à Roland-Garros.

Au contraire du tableau masculin, le tournoi féminin a toujours été plus ouvert. Et même lorsque l’on misait sur une domination de joueuses telles que Serena Williams, ou encore Na Li, ces dernières ont failli. L’homologue féminin de Rafael Nadal n’existe donc pas à Roland-Garros, et il n’est donc pas facile de faire des pronostics sur la future lauréate de cette édition.

Ana Ivanovic, qui avait conquis le public parisien en triomphant en 2008, après une finale perdue l’année précédente fait partie de ces trop nombreuses joueuses qui n’ont pas été en mesure de maintenir plusieurs saisons leur suprématie. Après une longue période de disette où les pépins physiques se sont enchaînés, la Serbe a tout de même su revenir dans le Top 20. En confirmant son retour en grâce cette saison sur terre battue, avec une finale à Stuttgart, un quart à Madrid et une demie à Rome, la 12e joueuse mondiale peut de nouveau prétendre à un deuxième sacre.

Sharapova assume son statut

Même si le palmarès de Maria Sharapova est plus consistant que celui d’Ivanovic, la Russe revient elle aussi d’une période difficile. Vainqueur en 2012, et finaliste en 2013, la Russe aurait même la faveur des pronostics depuis que Serena Williams est tombée. Interrogée sur ses chances de titre, Sharapova ne fait pas vraiment de langue de bois. « Il n'y a pas de raison que je ne sois pas la favorite, explique-t-elle. J'ai gagné 4 Grands Chelems, et si je suis dans le tableau final d'un tournoi, c'est qu'il y a une raison », a ajouté la N.8 mondiale.

Un peu plus éloignée dans le classement, mais forte d’une expérience et d’un palmarès qui impose le respect, Svetlana Kuznetsova a également une carte à jouer. Titrée en 2009, finaliste 2006, et quart de finaliste l’an passé, la Russe qui fêtera ses 29 ans dans un mois aimerait encore briller du côté de la Porte d’Auteuil. Mais son tableau s’annonce peut-être un peu plus compliqué.

Errani et Stosur à l’affût

Avec les sorties prématurées de Serena Williams, Li Na ou encore Agnieszka Radwanska, le chemin du succès s’ouvre à bien d’autres joueuses, et notamment celles qui ont échoué sur la dernière marche. Sara Errani, finaliste en 2012, et Samantha Stosur finaliste en 2010, peuvent également profité de la situation pour triompher. A moins qu’une surprise plus ou moins attendue, du nom de Simona Halep, ne s’invite à la fête.

Romain Bonte