Thiem Cuevas Zverev
Thiem, Cuevas et Zverev (de gauche à droite) seront à surveiller de près à Roland-Garros. | AFP

Thiem, Cuevas, Zverev : le poil à gratter de Roland-Garros 2017

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Aujourd’hui, personne ne peut concurrencer Rafael Nadal sur terre battue. Ou plutôt, personne ne semble en mesure de l’arrêter à Roland-Garros après ses victoires consécutives à Monte-Carlo, Barcelone et Madrid. Le Masters 1000 de Rome est en cours mais beaucoup ont déjà la tête au tournoi français du Grand Chelem. Notamment les joueurs de second plan (Dominic Thiem, Pablo Cuevas, Alexander Zverev) auteurs d’une saison plus que correcte sur terre mais dans l’ombre du grand "Rafa".

Sauf grossière erreur de parcours, les autres favoris que sont Novak Djokovic, Andy Murray ou encore Stan Wawrinka seront bien difficiles à déloger. Sur des matchs plus longs et dans un tournoi que tout le monde prise, les battre s’apparente à un exploit, les embêter relève plus de leurs capacités.

Dominic Thiem, le meilleur… derrière Nadal

C’est notamment le cas de Dominic Thiem. L’Autrichien, vainqueur de l’ATP 500 à Rio en février, a été finaliste à Barcelone (ATP 500) et Madrid (Masters 1000) mais défait à deux reprises par Rafael Nadal sans jamais lui prendre un set. Néanmoins, il a montré qu’il pouvait tenir la cadence et être régulier sur l’ensemble d’un tournoi.

Le n°7 mondial, qui a successivement éliminé Murray et Djokovic en demi-finale de chaque tournoi, avouait d’ailleurs être « quasiment tout le temps sous pression » après le service de l’Espagnol. Un service qu’il maîtrise lui aussi : « J’essaie depuis le début de saison d’élever mon pourcentage de réussite sur les premières balles. » Et ça marche sur terre : 64% de réussite (record en carrière) et 84% de jeux de service remportés (meilleur pourcentage du joueur depuis 4 ans) en 2017.

Pablo Cuevas, un spécialiste de terre, encore un

Autre joueur en forme sur terre battue, un joueur qui ne jure que par elle presque : Pablo Cuevas. Le tennisman de 31 ans est dans l’une des meilleures périodes sa carrière et semble monter en puissance avec un ¼ de finale à Monte-Carlo et une ½ finale à Madrid. En février, il remportait déjà l’ATP 250 de Sao Paulo.

Et l’Uruguayen a aussi accroché une belle tête d’affiche à son tableau de chasse : Stan Wawrinka en 8e de finale à Monte-Carlo. Sur l’ensemble des trois tournois, il n’a été breaké qu’à 12 reprises sur 37 sets.

Une montée en puissance qui se vérifie également depuis 7 ans à Roland-Garros : en 2010 et 2011, il s’arrêtait au 1er tour ; en 2013 et 2014, c’est au 2e tour qu’il sortait ; en 2015 et 2016, il atteignait le 3e tour. Alors cette année, une deuxième semaine et un 8e de finale (voire plus) sur la terre battue française ?

Alexander Zverev, l’apprentissage se poursuit

Enfin, le plus jeune joueur du Top 50 actuel et outsider à prendre au sérieux : Alexander Zverev. Au contraire de Thiem et Cuevas, qui l’a battu en ¼ de finale à Madrid, l’Allemand ne réalise pas les meilleures performances.

Mais à Roland-Garros, malgré sa toute petite expérience, il doit prendre une revanche sur… Dominic Thiem, qui l’avait battu au 3e tour l’an passé. Une mission qu’il peut remplir comme celle qui lui est promise depuis deux ans déjà : devenir un top player. « Zverev a toutes les qualités pour être un grand joueur. Mais il a besoin de travailler dur et de rester humble. Rester les pieds sur terre rend la route pour accéder au sommet plus facile » confiait d’ailleurs Rafael Nadal à son sujet avant le tournoi de Madrid, où l’Allemand a échoué en ¼ de finale. Et quand Rafael Nadal parle, la jeunesse écoute…