Pouille
Lucas Pouille avait déjà battu Julien Benneteau à Roland-Garros l'an passé. | ELLA LING / BACKPAGE IMAGES LTD / DPPI

Roland-Garros : Pouille, pour confirmer enfin

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Et si c’était lui ? Lucas Pouille se présente à Roland-Garros non pas en favori mais, en tout cas, en plus grande chance française selon les observateurs. Le n°17 mondial a en effet progressé à une allure fulgurante ces derniers mois et fait du majeur français un objectif clair. Un objectif que n’ont jamais su remplir ses prédécesseurs (Tsonga, Monfils, Gasquet, Simon) depuis le dernier sacre tricolore à Roland : c’était en 1983, grâce à Yannick Noah.

« Roland-Garros, c’est le tournoi que j’ai toujours rêvé de gagner ! » Le message a le mérite d’être concis et clair. Lucas Pouille est en ordre de marche et son début de saison sur terre battue ne peut que le conforter. Demi-finaliste à Monte-Carlo, le Nordiste de 23 ans a remporté dans la foulée, à Budapest, le deuxième trophée de sa carrière et décroché son meilleur classement (13e).

« Je m’en sens vraiment capable »

Derrière un Jo-Wilfried Tsonga dans l’inconnu, des Gaël Monfils et Richard Gasquet pas chanceux et un Gilles Simon inquiétant, Lucas Pouille sera sans doute la référence française sur ce tournoi et il semble l’assumer : « J’ai très bien commencé la saison sur terre battue. J’ai envie de bien jouer et je me sens vraiment capable de faire un bon tournoi. »

Et s’il aime tout particulièrement ce tournoi, c’est aussi car c’est le premier Grand Chelem auquel il a été confronté. En 2013, il avait à peine 19 ans et devenait le plus jeune français à passer un tour à Roland-Garros (contre Alex Kuznetsov, 6-1 / 7-6 / 6-2). Problème : il n’a jamais fait mieux. Cette année, il se sait attendu.

La terre, sa meilleure surface

« Il continue de progresser, d’avancer avec ses bons résultats à Monte-Carlo et Budapest même si ça a été plus chaotique sur la fin (NDLR : aux Masters 1000 de Madrid et Rome, sorti au 1er tour). Maintenant, il va falloir enclencher la vitesse supérieure si on veut passer un nouveau cap » lâche Emmanuel Planque, son entraîneur.

Et prendre une autre dimension semble plus simple sur terre. Depuis le début de sa carrière, c’est sur cette surface que Lucas Pouille se sent le plus à l’aise. En termes de résultats, il compte 63% de victoires là où il ne cumule que 48% de moyenne sur dur et herbe.

Il faudra en tout cas poursuivre dans cette voie au vu de ce que le 1er tour a réservé. Un début de tournoi très intéressant sur le papier et une entrée en lice presque compliquée pour Lucas Pouille. Si, pour ses débuts, il n’affrontera « que » son compatriote Julien Benneteau, un 8e de finale de feu lui est déjà promis : Novak Djokovic, tenant du titre ! Le Français a donc les cartes en mains s’il veut prouver qu’il a pris une toute autre ampleur…