Roland-Garros : Les aventures d'Elliot Benchetrit et Grégoire Barrère prennent fin au 2e tour

Publié le , modifié le

Auteur·e : Guillaume Poisson
Grégoire Barrère
Grégoire Barrère | CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

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La marche était trop haute pour Elliot Benchetrit face à Dusan Lajovic, 31 mondial. Face au finaliste du Masters 1000 de Monte-Carlo, Benchetrit s'est montré trop irrégulier et impatient à l'échange. Il a perdu en trois sets (6-3 6-3 6-4). A 20 ans, le Français, 273e mondial, est cependant allé bien au-delà des attentes en atteignant le 2e tour de ce Roland-Garros. Grégoire Barrère aura lui opposé une belle résistance à Karen Khachanov, 14e joueur mondial et vainqueur du dernier Masters 1000 de Bercy. Le Français s'incline en quatre sets mais n'aura rien à regretter.

La fougue d'Elliot Benchetrit aura peut-être eu raison de lui. Dans son match face à Dusan Lajovic, le Français a montré de très belles choses. Mais après chaque beau point, une erreur évitable suivait. En face, Lajovic se contentait de réciter son tennis : bon service, belle utilisation des angles notamment avec son revers à une main, et opportunisme sur les points importants. C'est probablement ce qui sépare encore le jeune Benchetrit du très haut niveau : la constance dans l'excellence. 

Mais ce n'est pas ce qu'on retiendra de ce Roland-Garros. Dès les qualifications, Elliot Benchetrit s'est démarqué par son audace et sa puissance. Il a les armes pour rapidement dépasser le plafond du Top 200 voire du Top 100, et il l'a montré. En sortant des qualifications, et surtout en collant trois sets au 41e joueur mondial, Cameron Norrie, au 1er tour.  Le jeune Français en a conscience : il a peut-être un franchi un pallier à Paris cette année. "Quand je bats des joueurs du Top 100 en Challenger, je me dis toujours que c'est peut-être parce qu'il n'était pas à fond, qu'il se préparait pour des tournois plus important. Là, battre un Top 100 en Grand Chelem, c'est différent. Il y a beaucoup d'argent en jeu, le prestige du tournoi, etc. Ce n'est pas rien", a-t-il analysé en conférence de presse. 

C'est la deuxième fois qu'il participe au Grand Chelem parisien. La première s'était soldée par une défaite en quatre sets face à Gaël Monfils, en 2018. Il en était sorti avec l'impression "d'avoir beaucoup appris". Un an plus tard, il remporte quatre matches de suite dont un dans le tableau principal : Benchetrit apprend très vite. 

Barrère stoppé par Khachanov

Marc Gicquel nous avait prévenu : "Il faut qu'il lui rentre dans la gueule". Grégoire Barrère a appliqué à la lettre les conseils de son coach. Malheureusement pour le Français, ça n'a pas suffit par à Karen Khachanov, 14e joueur mondial. Avec 41 coups gagnants contre 39 pour son adversaire, Barrère a joué son coup à fond. Mais probablement tendu par l'enjeu d'une première participation à un deuxième tour de Grand Chelem, il a mis un set - perdu 6-3 - à se mettre en route. 

Barrère a eu le mérite de ne rien lâcher et de repartir au combat, jusqu'à infliger une bulle au 14e joueur mondial pour revenir à deux sets à un. A deux points de breaker le Russe pour revenir à 5-5 dans la quatrième manche, Barrère va finalement craquer sur un ultime rallye gagné par Khachanov. Ce dernier affrontera au troisième tour Lucas Pouille ou Martin Klizan, dont la rencontre s'achèvera vendredi.