Roland-Garros : La Française Clara Burel, 433e, invitée dans le tableau final, va disputer son premier Grand chelem à Paris

Publié le , modifié le

Auteur·e : Apolline Merle
Clara Burel
La Française Clara Burel à l'Open d'Australie, le 15 janvier 2019. | Rob Prange/REX/Shutterstock/SIPA

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A 19 ans, Clara Burel va vivre son premier Roland-Garros. Invitée par les organisateurs du Grand chelem parisien, cette Bretonne est la moins bien classée (433e) parmi les wild-card accordées. Mais celle qui affrontera au premier tour la Néerlandaise Arantxa Rus (67e mondiale), n’a qu’une envie, débuter cette quinzaine et la terminer le plus tard possible.

L'édition 2020 de Roland-Garros aura une saveur particulière pour Clara Burel. Cette année, la Bretonne de Perros-Guirec, fera partie du tableau final de Roland-Garros. Si ce n’est pas sa première expérience en grand chelem, - elle a déjà participé à l’Open d’Australie où elle a été éliminée au premier tour contre Carla Suarez-Navarro 23e mondiale à l’époque -  cette wild-card lui permet de participer à son premier Roland-Garros.  

Alors quand elle a appris son invitation pour Roland-Garros, ce fut un rêve qui se réalisait enfin. “En tant que Française, on a tous envie de jouer un jour à Roland-Garros, de faire ce tournoi à la maison. Moi, j'ai toujours regardé Roland-Garros à la télé, je m'entraîne là-bas donc ça a toujours été un objectif. Ce n'est que de la satisfaction de pouvoir participer. J’ai hâte d'y être”, confie Clara Burel. 

629 places gravies en trois ans 

Et avec cette édition 2020 et les nombreuses mesures sanitaires imposées, la jeune Française ne risque pas d’oublier sa première fois sur la terre ocre parisienne. Malgré les restrictions, le public limité, les accès encadrés, et les tests covid à effectuer régulièrement, Clara Burel prend les choses avec du recul. “Je n’ai pas d'appréhension particulière. Depuis la reprise, tous les tournois se jouent ainsi, tout le monde doit s'adapter aux nouvelles mesures, c'est pareil pour tout le monde”, constate-t-elle. Malgré tout, reconnaît la jeune femme, c’est “un peu triste de jouer sans public, sans son soutien, surtout à Roland-Garros, puisque souvent à Paris, nous avons souvent le public avec nous, les Français.”  

Ce premier Roland-Garros sera une belle opportunité pour la Bretonne de se faire connaître auprès du public français, elle qui ne fait que gravir les marches du classement WTA. 1062e en 2017, elle est passé 552 en 2018, 477 en 2019 et se situe désormais à la 433e place. Et jouer ce Grand Chelem à domicile sera forcément une expérience enrichissante pour elle. “Sportivement, ça va être super pour moi de faire des matchs à Roland-Garros contre les meilleures joueuses, ça va être une expérience unique qui va beaucoup me servir pour la suite”, indique-t-elle.  

"Profiter de chaque instant de mon premier Roland-Garros"

Du point de vue financier aussi, participer à un tournoi du Grand Chelem et intégrer directement dans le tableau final permet de s’en sortir financièrement pour les joueurs et joueuses les moins bien classés, surtout en cette année 2020 où la saison a été arrêtée pendant cinq mois. Cette année, pour aider les joueurs et joueuses, les organisateurs ont décidé d’augmenter de 30% les dotations des perdants du premier tour par rapport à 2019, atteignant ainsi 60 000 euros. Quel que soit le résultat de Clara Burel au premier, cette dotation minimum “va être une grande aide pour l'année qui arrive et donner un grand coup de pouce pour les joueurs et joueuses les moins bien classés”, assure Clara Burel. Mais elle tient à préciser qu’elle n’est pas la plus mal lotie après ces mois d’arrêt. “Pendant l’arrêt des compétitions, je suis restée chez mes parents. Même si j'ai eu des pertes, elles sont assez limitées car quand je vais en tournoi, je ne gagne pas forcément beaucoup d'argent. Là je n'en ai pas gagné mais pas perdu non plus", souligne-t-elle. En revanche, pour elle, le plus important est que les organisateurs aient maintenu les qualifications.  

Opposée à Arantxa Rus (67e mondiale), Clara Burel n’a pas d’objectif particulier en tête, sauf celui de profiter de chaque instant. “C’est une très bonne joueuse, je ne l’ai jamais affrontée mais j’ai hâte de jouer ce premier tour et de voir ce qui va se passer”, s’impatience Clara Burel. Elle veut simplement “y aller et profiter de chaque instant de mon premier Roland-Garros". Ce premier Roland-Garros, plus que ce premier Grand chelem parisien, sera aussi de l’expérience accumulée dans l’optique des Jeux olympiques de Paris 2024. Un objectif que la jeune joueuse a déjà dans un coin de sa tête. “Paris 2024, jouer les JO en France, c'est un bel objectif. C'est dans quatre ans, ça me donne le temps de bien me préparer, de progresser, d'être prête pour ces JO”, confie-t-elle. A deux jours du début de Roland-Garros, on ne peut que lui souhaiter que sa route soit longue.  

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