Roland-Garros : Comment sont choisis les 5000 spectateurs par jour ?

Publié le , modifié le

Auteur·e : Apolline Merle
Roland-Garros
Le court Philippe-Chatrier, doté d'un toit rétractable, aura une atmosphère particulière cette année avec les 5000 spectateurs autorisés par jour. | Martin Bureau/AP/SIPA

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Roland-Garros 2020 aura une atmosphère particulière. Si les organisateurs ont refusé le huis clos, les tribunes et les gradins auront malgré tout une sensation de vide. Au total, 5000 spectateurs par jour pourront assister aux matches sur l’ensemble des douze hectares que composent le stade Porte d’Auteuil. Un chiffre revu à la baisse jeudi dernier sur décision de la Préfecture de Police de Paris, alors que la propagation du coronavirus s’accélère de plus en plus. Mais après cet ajustement de dernière minute, comment la billetterie sera-t-elle gérée par les organisateurs ?

La billetterie de Roland-Garros est un casse-tête cette année pour les fans de la petite balle jaune. Alors que les organisateurs avaient annoncé début septembre l’accueil de 11 500 spectateurs quotidien sur l’ensemble du site, la nouvelle propagation active du coronavirus en Ile-de-France a obligé la Préfecture de police de Paris, jeudi 17 septembre, soit 10 jours avant le coup d'envoi de la quinzaine parisienne, à abaisser cette jauge. Finalement, les autorités ont limité l’accès à l’ensemble du Stade à 5000 spectateurs par jour. Depuis l’annonce, le site de la billetterie du tournoi parisien est inaccessible. Pas simple donc de trouver des réponses sur l'avenir des billets déjà achetés. Pour les détenteurs de billets, comment cela se passe-t-il ? 

Les spectateurs du Central, les mieux lotis

D’abord, ceux qui s'en sortent le mieux sont les détenteurs de billets pour le court Philippe-Chatrier. Ceux-ci pourront garder leur billet déjà acheté et donc accéder au court Central mais aussi à l’ensemble des autres courts. “Les détenteurs d'une place numérotée du court Philippe-Chatrier conservent leur billet et auront ainsi accès à l'ensemble du stade de 12 hectares, y compris sur les courts Suzanne-Lenglen et Simonne-Mathieu", ont indiqué les organisateurs du Grand Chelem sur Twitter. Les deux autres courts principaux deviendront ainsi des courts annexes exceptionnellement pour cette édition 2020. L'organisation 2020 sera donc bien différente des autres années puisque les spectateurs pourront accéder à l'ensemble du stade avec le même billet. 

Les personnes ayant acheté des billets pour les courts Simonne-Mathieu et Suzanne-Lenglen seront quant à eux remboursés. “Au vu de la configuration précédente mise en œuvre après la décision du 7 septembre (5000 spectateurs sur le court Philippe-Chatrier, 5000 autres sur le Suzanne-Lenglen et 1500 sur le Simonne-Mathieu) et du nombre de jours qui nous séparent à présent du tournoi, cette décision s'est "logiquement" imposée"”, ont expliqué les organisateurs du tournoi. Pour consoler ses spectateurs, les organisateurs ont aussi indiqué que ceux-ci pourront avoir accès à une “billetterie prioritaire, en amont de l'ouverture grand public”, pour l’édition 2021.  

Sur les réseaux sociaux, nombre d’internautes expriment leur mécontentement quant à cette décision et aux modalités. “'Vos billets seront intégralement remboursés, d’ici la fin du tournoi'. Ce n’est plus 7 jours comme le précédent remboursement ? Ça fait quand même deux fois, et c’est à chaque fois une sacrée somme, j’espère que ça sera plus rapide que la fin du tournoi”.  

D’autres encore regrettent, sur Twitter toujours, le manque d’anticipation des organisateurs. “J’avais des places sur le Mathieu achetées fin juillet. Vous auriez pu anticiper une jauge modérée, l’ouverture de la billetterie a eu lieu 5 mois après le début du confinement”, s'énerve un utilisateur le réseau social. Les organisateurs tentent de répondre aux mieux aux multiples interrogations de leurs clients mais peinent à justifier cette sensation qu'ils ont, peut-être, eu les yeux plus gros que le ventre. “Depuis le début de cette crise, nous avons travaillé en concertation constante avec les services de l’Etat sur les options d’organisation que la situation sanitaire pourrait exiger”, répondent-ils à cet utilisateur. La situation sanitaire pourrait-elle exiger un huis clos à la veille du début de la quinzaine ? Aujourd’hui, une seule chose est sûre, c’est que rien ne l’est.