Caroline Garcia tout sourire
Caroline Garcia tout sourire | Fotostand / Davarian / Fotostand / DPA

Roland-Garros : Caroline Garcia veut croire en ses chances

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Une grande partie des espoirs tricolores reposent sur les épaules de Caroline Garcia. Des attentes qui n’effraient pas la Lyonnaise. « J’ai mes chances », assure-t-elle.

Caroline Garcia n’a pas oublié. Ce match du 3e tour contre la joueuse de Taipei Su-Wei Hsieh est de ceux qui marquent une carrière et donnent des frissons à tout jamais. « C’était fantastique, se souvient la Française. On était au coude à coude. J'ai un peu baissé dans le troisième set mais le public m'a soutenue. » Au bord du gouffre, Garcia trouvait des ressources insoupçonnées pour s’imposer en trois manches 6-4, 4-6, 9-7. « C'était la première fois que je ressentais une telle émotion dans un tournoi. Cela a été merveilleux de pouvoir vraiment bien jouer à Roland-Garros après des moments difficiles. » Cette année, la Lyonnaise revient Porte d’Auteuil avec un autre statut. N.7 mondiale c’est un poids et un privilège. « C'est la première fois que j'ai la journée des médias le vendredi, explique-t-elle. Il y a quelques petites choses différentes. C'est une chance et une opportunité d'être là dans les dix meilleures joueuses mondiales et de jouer dans ce tournoi. Je veux simplement en profiter et voir ce que j'arrive à faire. »

Rendez-vous avec Halep

Si tout va bien, Garcia a rendez-vous avec Simona Halep en quarts de finale. Des retrouvailles auxquelles elle ne prête pas encore attention. « Il y a je ne sais pas combien de matches avant, indique-t-elle. Beaucoup de possibilités peuvent se passer. Je suis concentrée sur mon premier tour. Je verrai après. » A Rome, la Roumaine a justifié son rang de patronne du circuit (6-2, 6-3). Cette expérience des gros matches, c’est ce qui manque à la Française pour prétendre remporter un Grand Chelem. A ce titre, son quart l’an passé est là aussi un marqueur intéressant. « Le fait d'avoir fait quarts de finale l'année dernière m’a donné confiance dans le fait que je peux aller loin en Grand Chelem, pas spécialement à Roland-Garros. Il est important de savoir qu'on l'a déjà fait une fois dans le passé. Les Grands Chelems, c'est toujours un scénario long et compliqué. C'est un long tournoi, beaucoup de matches. Il faut mentalement réussir à rester fraîche et positive. »

Leader mais pas porte-drapeau

Reste à savoir comme Caroline Garcia va gérer sa nouvelle exposition, une année où l’attente sur les garçons est assez faible. Pour elle, ça ne change rien. Pas question d’endosser la cape de super-française. « Je suis la mieux classée, c'est vrai. Les garçons ont été souvent les mieux classés ces dernières années, les attentes reposaient sur eux. Moi, j'essaie de faire mon tournoi au maximum, de prendre du plaisir et gagner des matches. Si cela peut satisfaire les personnes de l'extérieur, tant mieux. » Garcia saura très vite à quoi s’en tenir si comme elle le dit, « il y a des opportunités à saisir. » « Étant dans le top 10, j'ai mes chances aussi. »

Xavier Richard @littletwitman