Roland-Garros : Benoit Paire, trop irrégulier, s'arrête au 2e tour après sa défaite contre Federico Coria

Publié le , modifié le

Auteur·e : Quentin Ramelet
Benoit Paire à Roland-Garros

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De retour sur les courts à Roland-Garros après avoir traîné comme un boulet la Covid-19 pendant des semaines, Benoit Paire s'est sabordé ce mercredi au deuxième tour du Grand Chelem parisien. Pourtant meilleur dans les échanges, le Français, 26e mondial, s'est trop souvent déconcentré, et s'est finalement incliné en quatre manches (6-7, 6-4, 3-6, 1-6) contre l'Argentin Federico Coria, 99e à l'ATP.

Il avait hâte de retrouver des sensations sur les courts. Au premier tour, d'ailleurs, Benoit Paire était apparu sûr de son tennis, et plutôt frais sur le plan physique. Une surprise puisqu'il faut rappeler que le Français a été testé positif à l'US Open, puis négatif, puis de nouveau positif, puis encore négatif à la Covid-19 ces dernières semaines... Bref, un véritable chemin de croix pour le fantasque Avignonnais. Ce mercredi, Paire est donc retombé dans ses travers avant de craquer physiquement. Souvent brillant, mais presque jamais concentré, le numéro deux français du tournoi s'est finalement sabordé (79 fautes directes !) en s'inclinant logiquement contre le petit frère de Guillermo Coria, Federico, vainqueur en 2h30 (6-7, 6-4, 3-6, 1-6) lors du 2e tour de Roland-Garros.

La tête et le physique ont lâché

Et pourtant, tout semblait se dérouler comme il l'espérait. Enfin, plus ou moins. Dans la première manche, si Federico Coria n'a jamais rien lâché, Benoit Paire a fait tout ce qu'il savait faire de mieux. Des amortis de toute beauté, des passings de revers décisifs et des montées au filet efficaces (11 points obtenus sur 14 montées !), bref, le 26e mondial tenait les échanges et surtout, la tête suivait même quand son adversaire argentin trouvait la faille sur son service. Le problème, c'est que tout a commencé à flancher dans le jeu décisif, logiquement remporté par Coria (7-3). Ensuite, Paire s'est remis au travail en combattant ses démons psychologiques et en jouant juste comme il sait le faire quand il l'a décidé. Suffisant, largement, pour égaliser à une manche partout.

Mais deux ou trois fautes directes d'entrée, en début de troisième set, ont suffi pour faire débloquer le natif d'Avignon. Car Benoit Paire a ensuite fait du Benoit Paire. Sur courant alternatif, le deuxième joueur français de ce Roland-Garros a autant puisé dans ses ressources mentales que physiques. Résultat ? Il a lâché, petit à petit dans la troisième manche, remportée par l'Argentin, avant de littéralement exploser dans la quatrième et dernière. Avec 8 breaks réussis sur 8 tentatives, Federico Coria a parfaitement su gérer les moments de faiblesse de son adversaire qui, a contrario, ne s'est pas suffisamment concentré pour convertir ses opportunités (5 breaks sur 15 !). Brillant comme souvent, mais trop énervé, trop entamé physiquement, Benoit Paire n'avait pas les moyens d'aller plus loin.