Jo-Wilfried Tsonga
Jo-Wilfried Tsonga, allongé sur le court central, restera le plus beau souvenir français de la quinzaine | Jean-Marie Hervio / Regamedia / DPPI

Roland-Garros : Avec Tsonga, le clan français tire un bon bilan

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Si le tennis français peut se targuer d’avoir eu six représentants en deuxième semaine cette année à Roland-Garros, il peut tout de même nourrir quelques regrets. Faut-il plutôt se satisfaire des performances, entre autres, de Jo-Wilfried Tsonga et Jérémy Chardy, ou s’inquiéter des faux pas de Caroline Garcia et Adrien Mannarino? Retour sur la quinzaine des Tricolores.

On a aimé…

La présence de cinq Français en huitièmes de finale ! Un record égalé avec les éditions 1971 et 2008. "C’est une très bonne nouvelle, se satisfait le directeur technique national, Arnaud Di Pasquale. On dit souvent que les Français peuvent être inhibés à Roland-Garros. Cette année, ils ont démontré qu’ils étaient capables de faire face à cette pression". Pas de regrets pour Richard Gasquet, tombé sur plus fort que lui en la personne de Novak Djokovic, pour Gilles Simon, défait par le futur vainqueur Stan Wawrinka, ou pour Jérémy Chardy, qui a offert une belle résistance à Andy Murray. Quelques petits remords en revanche pour Gaël Monfils, qui n’a pas réussi à rééditer face à Roger Federer son exploit de la dernière Coupe Davis, ou pour Alizé Cornet, qui s'est écroulé en huitièmes face à Elena Svitolina. A noter également : les belles performances de Nicolas Mahut, qui a joué le troisième tour, et de Kristina Mladenovic qui s’est tout de même offert la tête de série N°6, Eugénie Bouchard, pour son entrée en lice ! 

On a adoré :

Jo-Wilfried Tsonga, évidemment ! Le 14e joueur mondial s’est hissé dans le dernier carré du tournoi, venant notamment à bout de Kei Nishikori en quarts de finale. Ses performances ont rythmé la quinzaine, même si l’on peut regretter ce fameux troisième set de la demi-finale face à Wawrinka, perdu au jeu décisif. "Il a de nouveau démontré que c’était lui le pilier, le leader, se félicite Di Pasquale. Dans l’approche mentale, il a passé un cap. Il paraît très serein, il gère peut-être mieux ses émotions. Cela prouve que le travail et la persévérance payent".

On aurait préféré :

… que Quentin Halys et Paul-Henri Mathieu ne se coltinent pas de tels adversaires dès le premier tour. Les deux Français, respectivement opposés à Rafael Nadal et Kei Nishikori, n’ont pourtant pas démérité : PHM bien résister à la tête de série N°5, sans toutefois lui prendre un set. Amandine Hesse, tombée avec les honneurs au deuxième tour face à Samantha Stosur en trois manches, n'a pas non plus réussi à créer la sensation. Regrets, enfin, pour Virginie Razzano qui après passé la première marche, a abandonné face à Carla Suarez Navarro à cause de douleurs aux abdominaux.

On regrette :

Les deux contre-performances d’Adrien Mannarino et de Caroline Garcia. Le premier, tête de série N°30, n’a pas duré Porte d’Auteuil, éliminé dès son entrée en lice par l’abordable Jurgen Melzer, 110e mondial. Nouvelle déception également pour la prometteuse française, qui sort pour la deuxième année consécutive dès le premier tour. Cette fois-ci, c’est la Croate Donna Vekic qui a brisé les espoirs de la Lyonnaise. "Je ne sais pas si c’est une désillusion, regrettait Garcia après son élimination. C’est juste que je suis déçue d’être incapable de jouer au tennis ici. Ça ne dépend pas de l’adversaire, ça ne dépend que de moi et du fait que pour l’instant, je ne peux pas jouer ici". On retiendra surtout "pour l’instant".