Roland-Garros : Anisimova, Kenin et Swiatek, trio de petites as

Publié le , modifié le

Auteur·e : Théo Dorangeon
Anisimova, Kenin et Swiatek

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Amanda Anisimova, Sofia Kenin et Iga Swiatek jouent ce lundi leur place en quart de finale. Ces trois jeunes joueuses, qui n'excèdent pas les 20 ans, n'étaient pas vraiment attendues à ce stade de Roland-Garros. Mais leur âge et leur insouciance en font de redoutables adversaires.

A trois, elles combinent moins de tournois du Grand Chelem disputés que Serena Williams n'en a remportés. Amanda Anisimova, Sofia Kenin et Iga Swiatek sont à l'aube de leur carrière, dans la fleur de l'âge. Mais en étant encore de jeunes pousses, elles se hissent déjà dans les hautes sphères du tennis féminin. Et Anisimova le sait : "Il y a beaucoup de jeunes joueuses de mon âge qui sont très bonnes. C'est la prochaine génération qui monte, elles réussissent très bien, c'est agréable à voir."

Amanda Anisimova, histoire promise

La plus jeune joueuse encore en lice. Mais ne vous y trompez pas, l'Américaine de 17 ans (18 le 31 août) est déjà un talent confirmé, avec sa 51e place mondiale. En trois ans, elle a gagné 700 positions WTA (!). Sa progression est fulgurante, avec un début sur le circuit à 13 ans. A 15 ans, elle occupe la 2e place du classement mondial en juniors, en ayant notamment atteint la finale de Roland-Garros. Ce qui lui a valu en 2017 une invitation pour le tableau principal, plus jeune joueuse à l'intégrer depuis Alizé Cornet en 2005. Avant de remporter l'US Open juniors. 

Adepte du brûlage d'étapes, la longiligne joueuse (1m80) aux cheveux blonds attachés se révèle vraiment cette année. Avec tout d'abord un huitième de finale à l'Open d'Australie. Sensation. Puis un palmarès ouvert à Bogota. "C'était mon premier titre, et le gagner sur terre battue, après ne pas avoir joué durant deux ans sur terre battue, c'était une surprise. Cela a boosté ma confiance", confie-t-elle. Sans nul doute. A Roland, elle passe les tours, sans perdre un set et avec brio. "Je n'avais jamais passé un tour à Roland Garros. C'est vraiment spécial. Je suis très heureuse", lâchait Anisimova après sa victoire sur Aryna Sabalenka, tête de série numéro 11. 

Joueuse au revers brillant, l'Américaine est promise à un bel avenir, déjà tracé. Surtout quand on est bercé par la maman du circuit : "Quand j'ai perdu à Miami (en mars), j'étais très fâchée dans les vestiaires. Serena (Williams) est venue me voir, on a bien parlé et je m'en rappellerai toujours."  En 8e de finale, Amanda Anisimova sera favorite face à Aliona Bolsova, 21 ans et issue des qualifications. 

Roland-Garros : Anisimova, Kenin et Swiatek, trio de petites as

Sofia Kenin, déjà installée

Avec Amanda Anisimova, Sofia Kenin démontre que la "baby generation US" prend de plus en plus ses marques. Et comme un symbole, la joueuse de 20 ans a mis à terre la plus illustre des sportives américaines, Serena Williams. Un match maîtrisé de bout en bout. "C'est tellement d’émotions. Serena est tellement une grande joueuse, une source d'inspiration. Elle a fait des choses incroyables pour le tennis américain. Je suis très heureuse de cette victoire", s'exclamait Kenin à l'issue de son succès. 

Sofia Kenin a déjà vécu huit tournois du Grand Chelem, sans compter Roland-Garros 2019. Mais jamais elle n'avait dépassé le troisième tour. C'est chose faite. "Je crois en moi-même, je joue bien. J'ai plus de confiance que jamais. C'est formidable". Cette année, la native de Moscou a décroché son premier titre à Hobart, sur dur. La confirmation pour une joueuse qui a brillé en juniors : victorieuse de la Fed Cup Junior et de l'Orange Bowl en 2014, deuxième mondiale en 2015, et finale de l'US Open la même année. 35e mondiale, Sofia Kenin défie Ashleigh Barty, tête de série numéro 8 pour accéder aux quarts de finale. 

Le résumé de Serena Williams - Sofia Kenin

Iga Swiatek, en transition

Elle partage un point commun avec le roi de la terre battue. Comme Rafael Nadal, Iga Swiatek fête son anniversaire à Roland-Garros. Débarquée Porte d'Auteil à 17 ans, elle possède un printemps de plus depuis le 31 mai. Pour fêter sa 18e bougie, la Polonaise s'est offert une remontée fabuleuse au troisième face à Monica Puig, championne olympique en titre (0-6, 6-3, 6-3). 

À l'instar d'Anisimova et de Kenin, Swiatek a connu un parcours étincelant en juniors, avec un sacre Wimbledon 2018, après avoir fait demi-finale à Roland-Garros la même saison. Après un premier passage à l'Open d'Australie dans l'élite cette année, la Polonaise cherche sa place chez les seniors : "J'avais confiance sur le circuit junior. Mais je ne savais pas si en professionnel, j'allais pouvoir progresser aussi vite, ou si j'allais avoir besoin de plus de temps. En tout cas, je suis ravie que tout se déroule bien", avoue la 104e mondiale. "Opérer la transition du circuit junior au circuit professionnel, ne m'a pas vraiment stressée. Je savais que sur ce tournoi, je n'avais rien à gagner. Je pouvais me contenter de jouer mon meilleur tennis."

En 8e de finale, elle aura fort à faire pour poursuivre sa belle aventure. Iga Swiatek affronte la tenante du titre Simona Halep. Toutefois, une chose est sûre, elle aura l'une des plus belles progressions au classement mondial à l'issue des Internationaux de France. 

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