Roland-Garros 2018 : Nadal écarte un Del Potro diminué pour s’offrir une 11e finale

Publié le , modifié le

Auteur·e : Benjamin Badache
Nadal
Rafael Nadal marche sur Roland-Garros. | Thomas SAMSON / AFP

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Intraitable, Rafael Nadal n’a fait qu’une bouchée de Juan Martin Del Potro. Trop diminué physiquement, l’Argentin a résisté un set avant de s’écrouler (6-4, 6-1,6-2). Le décuple vainqueur de Roland-Garros défendra son titre dimanche face à Dominic Thiem.

De notre envoyé spécial Benjamin Badache

Le choc tant attendu n’a pas tenu toutes ses promesses. Dès le début de la rencontre, Juan Martin Del Potro accepte le combat. Mieux, il met la pression sur Rafael Nadal à chacun de ses jeux de service, emportant les deux premiers points de son adversaire jusqu’au milieu du set. Sur son service, le 6e mondial est à l’aise. D’un côté, des échanges interminables pour user l’Argentin, de l’autre, des claques en coup droit pour abréger les points marathon.

L’opposition de style tourne en faveur de l’Espagnol à la toute fin du premier set. Le numéro mondial, au mental, breake à 5-4 sur ses premières opportunités : 6-4 en moins d’une heure de jeu.

Diminué physiquement, "Del Po" ne supporte plus la cadence insufflée par "Rafa". Il s’effondre progressivement sous les coups de lasso du gaucher : 6-1 en à peine 30 minutes. La troisième manche prend l’apparence d’une formalité, Nadal maintient une incroyable régularité tandis que Del Potro sombre. Au final, le troisième acte est un copié-collé du deuxième. (6-4, 6-1, 6-2 en 2h13)

Del Potro jamais à 100%

Nadal a un plan de jeu très précis d’entrée de jeu : faire durer les échanges, varier au maximum, de l’amorti aux contre-pieds. A 2-1 dans le premier set, après un coup droit fatal de Nadal, Del Potro se fait mal. Il met directement la main sur sa jambe gauche puis se retourne vers son clan, grimaçant. La tête de série numéro 5 boitille jusqu’à la fin du jeu avant de faire appel au kiné à 3-2. Son adducteur tiendra toute la rencontre sans pour autant lui permettre de défendre à 100%. Les échanges façon essuie-glace du décuple vainqueur de Roland deviennent progressivement intenables.

Le voir atteindre les demi-finales constitue un véritable exploit. La veille du tournoi, sa participation demeurait compromise : "Il me reste un jour et demi pour être prêt. Je vais voir au jour le jour comment mon adducteur évolue, expliquait-il. Je fais cet effort parce que c'est Roland-Garros." Régulièrement touché physiquement, le natif de Tandil peine à achever une saison sans blessure. Dans ce contexte, aller chercher un Grand Chelem devient mission impossible.

Roland est un long fleuve tranquille pour Rafa

Très rarement bousculée pendant la quinzaine, la tête de série numéro 1 se balade porte d’Auteuil. Simone Bolelli lui a imposé un combat dès le premier tour sans parvenir à lui prendre un set. Autre opposition réelle, celle de Diego Schwartzman en ¼ de finale. Mais la pluie sauva un Nadal quelque peu perdu sur le court. Tout au long de son parcours, le chouchou du public parisien a pratiqué un tennis parfait. Sans le moindre membre du top 10 sur sa route avant les demies et face à un Del Potro diminué en guise de premier test, les portes de la finale étaient grandes ouvertes.

Il retrouvera son outsider numéro un dimanche pour espérer emporter un 11e Roland-Garros. Tombeur de Marco Cecchinato plus tôt dans la journée, Dominic Thiem tentera de faire tomber le maitre de l'ocre pour la deuxième fois de l’année sur terre (7-5, 6-3 à Madrid). Mais cette fois, l’Autrichien aura la lourde tâche de prendre trois sets à Nadal.

 

Benjamin Badache Ben_Badache