Roland-Garros 2017 - Cinq raisons de suivre les Internationaux de France dès le 1er jour

Roland-Garros 2017 - Cinq raisons de suivre les Internationaux de France dès le 1er jour

Publié le , modifié le

Dimanche, à partir de 11h, la quinzaine de Roland-Garros s'ouvre. Le tournoi, tant féminin que masculin, n'a que rarement été aussi ouvert dans le passé. Entre des absences (Serena Williams, Maria Sharapova), une nouvelle génération montante (Zverev, Thiem, Svitolina, Pliskova) et des ténors en manque de résultats (Kerber, Djokovic, Murray, Muguruza), sans oublier un Rafael Nadal qui peut décrocher un 10e Roland-Garros, la chasse est ouverte.

Rafael Nadal, la Decima tant rêvée

Dix Monte-Carlo, dix Barcelone. Cette année, Rafael nadal a déjà passé cette myhtique barre des 10 victoires dans un tournoi. Mais le recordman espagnol en veut un de plus à Roland-Garros. L'an dernier, son poignet l'avait contraint à l'abandon. Revenu à un très bon niveau, l'Espagnol a de nombreuses cartes en main pour inscrire de nouveau son nom au palmarès. Vainqueur à Monte Carlo, Barcelone et Madrid, il n'a connu qu'un échec en 2017 sur terre, lors de son quart à Rome contre Dominic Thiem. Mais le finaliste de l'Open d'Australie, en début de saison, sait aussi qu'il n'a croisé la route que de deux rivaux pour la victoire finale à Paris: Novak Djokovic (battu à Madrid) et Dominic Thiem (battu à Barcelone et Madrid, mais qui l'a vaincu à Rome). Pour devenir le premier joueur à remporter un Majeur à 10 reprises, Nadal doit encore hausser son niveau. Peut-il le faire ?

Djokovic, Murray et Wawrinka en reconquête

Une petite place de finaliste à Rome, une demi-finale à Madrid, un quart à Monte-Carlo, c'est une pitance pour Novak Djokovic. Une demi-finale à Barcelone, des sorties en 8e à Monte-Carlo, Madrid et à son entrée en lice à Rome, c'est catastrophique pour Andy Murray. Deux matches gagnés en trois tournois sur terre, c'était le bilan pitoyable de Stan Wawrinka avant sa semaine à Genève, où il est opposé cet après-midi à Alexander Zverev en finale. Voilà donc l'état des trois meilleurs joueurs du monde, des trois hommes candidats permanents à un succès dans un  Majeur. Normalement, ils sont ceux qui peuvent barrer le chemin de Rafael Nadal pour sa Decima. En ont-ils les moyens ? 

Un tableau féminin plus ouvert que jamais

Serena Williams enceinte, Maria Sharapova pas invitée par les organisateurs à la suite de sa suspension pour dopage, le tableau féminin a perdu deux de ses ténors. Depuis 2012, les deux femmes avaient trusté quatre des cinq derniers titres à Paris. Sans elles, les cartes sont rebattues. Mais Garbine Muguruza, tenante du titre, n'a pas fait le plein de confiance avant les Internationaux de France. Deux défaites d'entrée à Stuttgart et Madrid, une demi-finale à Rome mais une défaite sur abandon, cela n'est pas suffisant pour avoir le statut de favori. Anelique Kerber, N.1 mondiale, n'a pas fait mieux: deux victoires en trois tournois, c'est très peu. Simona Halep a sans doute été la plus régulière: 1/2 à Stuttgart, finale à Rome, victoire à Madrid, sa saison sur terre est encourageante. De quoi faire passer la finaliste de l'édition 2014 à la victorieuse de 2017 ?

Zverev, Thiem, Svitolina, les jeunes aux dents longues

Alexander Zverev a battu Novak Djokovic en finale à Rome. Dominic Thiem a vaincu Rafael Nadal en quarts à Rome. Elina Svitolina a dominé coup sur coup Pliskova, Muguruza et Halep à Rome. Voilà donc trois joueurs et joueuses de moins de 23 ans qui arrivent à Roland-Garros avec un enthousiasme impressionnant. Et une confiance qui peut leur permettre de franchir un cap décisif dans un Majeur. Et cette liste n'est pas exhaustive. Car un Lucas Pouille peut également se mêler à cette cohorte de jeunes loups, lui qui était en demi-finale à Monte-Carlo avant que des soucis de santé freinent sa préparation.

Les Français pour créer des sensations

Jo-Wilfried Tsonga: 2 tournois, 1 victoire sur terre jusqu'à sa semaine à Lyon où il dispute la finale. Gaël Monfils: 2 tournois, 0 victoire. Richard Gasquet: 2 tournois, 1 victoire. Gilles Simon: 4 tournois, 2 victoires. Voilà le bilan de quatre des cinq meilleurs joueurs français cette saison sur terre battue. Pas de quoi renverser les foules. Même Lucas Pouille, demi-finaliste à Monte-Carlo et vainqueur à Budapest mais souffrant lors de ces deux revers d'entrée à Madrid et Rome, n'est pas non plus dans une confiance absolue. Pourtant, le "French", pour un Français, c'est un moment particulier. Rien n'est donc perdu. Ni gagné. Chez les filles, Kristina Mladenovic (14e mondiale), finaliste à Stuttgart et Madrid, a pris confiance, même si son élimination précoce à Rome fait tâche. Demi-finaliste à Strasbourg, Caroline Garcia a repris des couleurs cette semaine, mais cela fait longtemps qu'elle était en crise. Idem pour Alizé Cornet, qui aime ces grands rendez-vous.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze