Rafael Nadal (Roland-Garros 2015)
Rafael Nadal | AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Rafael Nadal : Les 5 moments clés d’une chute annoncée

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Battu par Novak Djokovic en quarts de finale de Roland-Garros, Rafael Nadal abandonne son trône à Roland-Garros. Retour en cinq moments-clés sur une chute annoncée.

L’appendicite

En fin de saison 2014, Rafael Nadal est au fond du trou. Il révélera plus tard, en novembre, avoir souffert d’une appendicite depuis le début de la tournée asiatique. Le Majorquin avait tout de même décidé de jouer en se bourrant d’antibiotique avant d’arrêter les frais après sa défaite face à Borna Coric à Bâle (6-2, 7-6). Le lundi 3 novembre il annonce sur les réseaux sociaux s’être fait opérer avec succès de l’appendicite. Sa préparation pour 2015, qu’il espérait être la saison de rédemption, est de fait perturbée. Annonçant un début de saison chaotique.

Un début de saison raté

Tenant du titre à Doha, Rafael Nadal est battu par Michael Berrer dès son entrée en lice. A l’Open d’Australie, il a besoin de cinq manches pour écarter Tim Smyczek, un obscur Américain au premier tour. Son tournoi est bien mal engagé. Au point qu’il va voir, en quarts de finale, sa série de 17 victoires consécutives sur Berdych s’arrêter. Son titre à Buenos Aires face à Monaco a du mal à sauver l’ensemble, d’autant plus qu’il a chuté face à Fognini à Rio de Janeiro. Il chutera en tout cinq fois sur terre avant Roland-Garros: deux fois contre l'Italien, une fois contre Djokovic, une fois contre Wawrinka et une autre contre Murray. Une première dans sa carrière.

Aucun tournoi remporté sur terre européenne

Huit fois Monte-Carlo, sept fois Rome, quatre fois Madrid (anciennement Hambourg): sur la terre battue européenne, Rafael Nadal a souvent été imbattable. Sa préparation à Roland-Garros 2015 est bien moins réussie que ses devancières. Jamais « Rafa » n’avait abordé les Internationaux de France sans remporter au moins un tournoi sur terre battue en Europe. C’est le cas en 2015. Tombé face à Djokovic en quarts de finale en deux sets à Monte-Carlo, il cède face à Wawrinka en demi-finale à Rome avant de voir Murray triompher de lui à Madrid en finale. Le doute s’installe.

Le doute

Pour être précis, il était déjà installé. A Monte-Carlo, en recherche de solution, Nadal change de raquette, espérant y trouver plus de puissance et de précision. Pari perdu. Rapidement, « Rafa » revient à son ancienne raquette mais peine à retrouver son lift légendaire. L’Espagnol est perdu. Il va même le confesser, chose rare pour lui. A plusieurs reprises en conférence de presse, Nadal s’épanche. Il évoque les sentiments qui l’animent, révélant qu’il est « nerveux ». La carapace Nadal est fendue.

Un tirage au sort cruel​

Pas homme à courber l’échine, le nonuple vainqueur de Roland-Garros a dû pourtant accuser le coup en voyant le tirage au sort le mettre dans le quart de tableau de Novak Djokovic, numéro un mondial et fabuleux depuis le début de saison. Pas moyen de se régler autrement que face à des adversaires de seconde zone avant d’affronter son meilleur ennemi. Quentin Halys, Nicolas Almagro, Andrey Kuznetsov et Jack Sock n’ont rien de tests intéressants. Et pourtant, l’Américain lui prend un set. Pas de bon augure avant d’affronter « Djoko ». Sur le court central, le Serbe fait tomber le roi en trois sets 7-5, 6-3, 6-1. Une révolution attendue. 

Christophe Gaudot @ChrisGaudot