Novak Djokovic
Le joueur serbe Novak Djokovic | AFP - MIGUEL MEDINA

Novak Djokovic balaye Dominic Thiem et file en finale

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Novak Djokovic était archi-favori de cette demi-finale et le numéro 1 mondial n’a pas fait de détail face au jeune Autrichien Dominic Thiem. Le Serbe s’est imposé en trois sets sur un score sévère (6-2, 6-1, 6-4 en 1h48) et affrontera le Britannique Andy Murray qui a battu le tenant du titre Stan Wawrinka.

Avant la rencontre, l’entraîneur de Dominic Thiem, Günter Bresnik, avait assuré que son protégé n’avait aucune chance face au numéro 1 mondial. L’impression s’est confirmée sur un Suzanne Lenglen qui voulait pourtant croire à l’exploit. Les deux premiers sets ont tourné à la correction malgré la volonté de l’Autrichien de défendre chèrement sa peau et de faire mal dès qu’il pouvait. L’embellie au début du troisième set a vite été étouffée et le Serbe va disputer sa quatrième finale Porte D’Auteuil, sa troisième d’affilée. Il espère sûrement qu'elle soit enfin la bonne. Sur ce qu'il a montré ce vendredi, il faudra être très fort pour l'empêcher d'aller chercher le seul Grand Chelem qui manque à sa collection.

Novak Djokovic va disputer sa sixième finale de Grand Chelem d’affilée. La série a débuté à l’Open d’Australie en 2015 et Dominic Thiem, tout comme une bonne partie du Suzanne Lenglen aurait bien aimé la stopper, mais le Serbe était trop impressionnant pour faillir. La rébellion de la jeune garde symbolisée par l’Autrichien 15e joueur mondial attendra. Au grand dam d’un public qui avait pris fait et cause pour la surprise du dernier carré. Les applaudissements redoublaient lors de chaque coup gagnant ou au moindre jeu glané par Thiem, les « ooooohhhh » de déception descendaient des tribunes lors des (trop) nombreuses fautes directes de l’Autrichien. Pris à la gorge d’entrée, il a dû attendre le quatrième jeu pour débloquer son compteur (3-1 pour "Nole"). Son revers, d’habitude si flamboyant, était en panne. Plusieurs fois au cours de la rencontre, sa tentative de long de ligne a trouvé les couloirs.

Djokovic éteint l’ambiance

Les "Dominic, Dominic" ont une nouvelle fois fait l’étalage du manque de popularité du Serbe à Paris. Mais Djokovic a de la ressource. Il peut compter sur son talent et sur le soutien d’une communauté serbe bruyante. Ses capacités de défense, ses fulgurances ont quelque chose de désarmant. Même chez ceux qui ne l’aiment pas trop – et il y en avait dans le public ce vendredi - , il arrive à leur soutirer des mots d’admiration. Car il trouve les lignes, car il défend comme un Dieu et même quand Thiem sort une très bonne première, il trouve les moyens de sortir un retour d’extraterrestre. C’est grâce à cette arme qu’il a pris une deuxième fois le service autrichien dans le deuxième set.

A 6-2, 6-1 en 66 minutes, la cause était entendue. L’espoir était au plus bas. Il est monté à des hauteurs inattendues quand Thiem a mené 3-0 à l’entame de la troisième manche. Mais le boss a tapé du poing sur la table et en moins de 10 minutes, il était repassé devant (4-3). Le Serbe a eu une dernière balle de break à effacer alors qu’il servait pour le match avant de s’imposer sur la 34e et dernière faute directe de l’Autrichien. Malgré une réelle envie de malmener le Serbe (27 cous gagnants), de mettre de la puissance, il est tombé face à un grand Djokovic. Un Djokovic qui a rendez-vous avec la légende dimanche.