Nadal "coexiste" avec sa gêne au dos

Nadal "coexiste" avec sa gêne au dos

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Facile vainqueur de Dusan Lajovic (6-1, 6-2, 6-1) lundi en 8e de finale, Rafael Nadal a confirmé qu'il n'allait pas se laisser abattre par son problème de dos qui le hante depuis l'Open d'Australie. Le Majorquin, même diminué, entend jouer le coup à fond. Comme d'habitude.

Rafael Nadal ne s'étend que très rarement sur ses soucis de santé. Quand il parle, c'est qu'il a mal. Mais même quand il évoque sur ce qui le tracasse, l'Espagnol reste mystérieux. Depuis qu’il a avoué ressentir des douleurs au dos ces derniers jours, et samedi encore après sa victoire sur Leonardo Mayer, l'état de santé du Majorquin suscite les plus vives interrogations. Face à Dusan Lajovic, le N.1 mondial a néanmoins prouvé à ceux qui n'y croyaient pas qu'il pouvait "vivre" avec ce mal qui le ronge depuis le début d'année et la finale perdue à l'Open d'Australie.

Car, même avec ce dos récalcitrant, Nadal a réussi le coup de force de valider sa participation pour les quarts. Il a pour cela réglé son compte à l'imprudent Lajovic en 1h33 (6-1, 6-2, 6-1). Sur un boulevard depuis le début de la quinzaine à Roland-Garros (il n'a rencontré aucune tête de série), l'Espagnol a essayé de ménager au mieux ses efforts pour ne pas tirer sur la corde sensible. Lui qui a peut-être payé plus que les autres joueurs du Top 10 les cadences infernales imposées par le circuit ATP.

"Le dos est une partie assez imprévisible"

Invité à se confier sur le fond du problème, son dos, Nadal n'a pas voulu s'apitoyer sur son sort. Il a cependant rappelé qu'il allait se débrouiller avec la douleur. "Le dos est une partie du corps qui est assez imprévisible, a-t-il déclaré lundi en conférence de presse. En Australie, j'avais déjà senti quelque chose. Ici, à Roland-Garros, j'essaie de coexister avec cette gêne de la meilleure façon possible. Parfois, cela change. Je vous assure, je ne vous mens pas ! C'est vraiment très imprévisible. Je ne souhaite pas non plus m'étendre sur le sujet..."

Preuve de ce qu'avance le Majorquin, il a gagné quelques kms/h au service. Là où son dos le fait le plus souffrir. Bien qu'il ne le cherche pas volontairement : "Je ne suis pas une machine ! En fait, je joue avec des sensations, avec les conditions. Depuis les deuxième et troisième tours, je servais légèrement mieux. Je réussissais à imprimer plus de vitesse, avec un geste plus fluide avec mon service. Pour continuer d'avoir ces sensations, il faudrait continuer avec ces gestes fluides, mais un peu plus (...) Il faudra vraiment que je fasse de mon service une force, et non une faiblesse." Pour y parvenir, il faudrait que son dos le laisse tranquille au moins jusqu'à la fin du tournoi. Il en saura plus contre Ferrer mercredi.

Video: La balle de match de Nadal

Yohan Roblin @yohanroblin