Gaël Monfils
Gaël Monfils au service | AFP

Monfils - Garcia-Lopez: le piège

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Pour une place en quarts de finale de Roland-Garros, Gaël Monfils (N.23) affronte en 8e de finale Guillermo Garcia-Lopez. 41e mondial, cet Espagnol est sans doute l'un des plus méconnus de l'armada ibérique, mais il représente un gros danger. C'est lui qui a éliminé Stan Wawrinka (N.3) au 1er tour, lui qui a vaincu Tomas Berdych et fait souffrir Novak Djokovic à Monte-Carlo... Et lors de leur dernier duel, à Miami cette année, il a mis deux sets au Français. C'est un vrai piège pour le Parisien.

"Peut-être qu'il ne paye pas de mine pour vous, mais pour nous, on sait qu'il est solide, qu’il peut sortir des gros matchs." Gaël Monfils résume ainsi le danger représenté par Guillermo Garcia-Lopez, l'homme qui veut lui barrer la route des quarts de finale. Après son match plein de rebondissements contre Fabio Fognini, tomber contre un joueur non tête de série, 41e mondial et peu connu du grand public, cela ressemble à un piège. 

Heureusement, le guet-apens n'est pas très discret. Il a beau n'avoir que trois titres à son palmarès (dont Casablanca cette année après quatre saisons de disette), l'Espagnol fait régulièrement parler de lui. Il a été l'auteur de la première énorme sensation de ce Roland-Garros 2014, en éliminant au 1er tour Stan Wawrinka, l'un des postulants à la victoire finale et 3e mondial. "J'ai suivi à peu près le même rythme, solide, en maintenant toujours l'accélérateur à 80 %, bien tranquille", disait-il paisiblement après son coup d'éclat. Il faut dire que ce n'est pas son premier. En 2012, il fait chuter Andy Murray (4e mondial) à Indian Wells, alors qu'en 2010, il s'offre le scalp de l'idole, Rafael Nadal (1er mondial), à Bangkok. Cette année, il s'est payé Dolgopolov (22e mondial) et Berdych (5e mondial) coup sur coup à Monte-Carlo, avant de pousser Novak Djokovic aux trois sets. 

Guillermo Garcia-Lopez et son formidable revers à un main
Guillermo Garcia-Lopez et son formidable revers à un main

Un joueur multi-surface

Doté d'un bon service et d'une bonne frappe en coup droit et d'une particularité avec un revers à une main, il réalise de belles performances sur dur comme sur terre. Gaël Monfils est bien placé pour le savoir puisque les deux joueurs se sont affrontés sur tous les terrains, hormis le gazon, à cinq reprises sur le circuit principal. Sur dur, le Français s'est incliné à deux reprises, dont la dernière à Miami cette année (défaite 6-2, 7-5), pour une seule victoire. En revanche, sur terre-battue, il s'est toujours imposé. Mais leur dernier duel remonte à 2010. Adversaire au jeu "atypique" pour Monfils, Garcia-Lopez a la particularité d'être capable de ces exploits, mais aussi de tomber bien bas, comme cette année à Oeiras contre le 179e mondial en avril, ou à Sao Paulo contre le 147e mondial en février.

A 30 ans, pour la première fois de sa carrière, il se retrouve en 8e de finale d'un Grand Chelem. Une première qui peut le pénaliser ? "À partir du moment où on est en deuxième semaine de Grand Chelem, beaucoup de choses peuvent se passer", prévient Gaël Monfils. Pour aller une quatrième fois dans sa carrière en quarts de finale à Roland-Garros, le Français ne pourra pas dire qu'il n'était pas prévenu du danger de son adversaire.

Vidéo : les forces en présence