Lucas Pouille : "Je ne ressens pas une attente particulière autour de moi"

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Auteur·e : Emilien Diaz
Lucas Pouille et Simone Bolelli
Lucas Pouille et Simone Bolelli | AFP

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Rassurant pour son entrée en lice Porte d’Auteuil face à l’Italien Simone Bolelli, Lucas Pouille a avoué qu’il ne ressentait "pas de pression particulière" pour son deuxième Grand-Chelem de l’année, quelques mois après sa demi-finale à l’Open d’Australie. "Je ne suis pas sûr qu’il y ait une énorme attente autour de moi" a-t-il avoué.

Lucas Pouille n’a pas manqué ses retrouvailles avec la terre battue parisienne ce mardi. Opposé à Simone Bolelli, 187e joueur mondial, au premier tour, il s’est imposé en trois sets et a assumé son statut de favori. "Je suis très content. Je me suis bien senti aujourd’hui. Je pense avoir été très solide, du début à la fin de ce premier tour. Ce n'est jamais évident de rentrer dans un tournoi. C’était important de se rassurer face à un adversaire qui avait déjà fait trois matches ici. J’avais choisi de ne pas m’aligner à Lyon ou Genève pour pouvoir bien m’entraîner, et cela a payé" s’est félicité le N.2 français.

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Demi-finaliste à l’Open d’Australie en janvier dernier, le protégé d’Amélie Mauresmo avait parfaitement lancé sa saison, avant de totalement s’écrouler dans les mois qui ont suivi. Bien conscient de son niveau actuel et des attentes, devenues moindres, autour de lui, Pouille n’a néanmoins pas revu ses ambitions à la baisse. "Je ne suis pas sûr qu’il y ait une énorme attente autour de moi. J’ai fait une demi-finale à l’Open d’Australie et j’ai ensuite connu une saison plus compliquée. Si j’avais gagné à Rome ou Madrid je comprendrais que les gens se disent il peut gagner. Pour l'instant ce n'est pas le cas, j’ai juste gagné le Challenger de Bordeaux" a plaisanté le principal intéressé, avant de reprendre "Je sais comment je fonctionne. Je sais aussi que je suis capable d'être très, très bon plus le tournoi avance et plus les matches passent et que je gagne en confiance. En tout cas, je n'ai pas ressenti une attente particulière mais plutôt beaucoup d'envie du public de me soutenir, de me pousser, d'être derrière moi et ça, c'était super" a-t-il conclu. 

"J'ai envie de faire un très bon tournoi"

"C'est sûr qu'il y a quand même toujours une petite pression de jouer ici en tant que français. Mais je ne l'ai pas ressentie aujourd'hui (...) J’ai envie de faire un très bon Roland. J'aborde ce tournoi de la bonne manière. Le premier tour aujourd'hui en est la preuve. J’ai réussi à mettre en place des choses simples et à faire abstraction de l’environnement" a consenti le 26e joueur mondial, qui a tout de même bénéficié d’un tirage au sort plutôt clément pour ce premier tour.

Apparu à l’aise physiquement, sérieux et appliqué tout au long de la partie, le Français aura néanmoins un deuxième tour plus compliqué face à au Slovaque Martin Klizan, qu'il avait battu en quart de finale à Budapest il y a deux ans "C'est un très bon joueur capable de faire de grands matches. Je l'ai déjà battu une fois et il va falloir être prêt si je veux passer au troisième tour" a expliqué le joueur de 25 ans.

Revigoré après sa victoire à Bordeaux il y a quelques semaines et certainement rassuré par ses derniers matches sur terre  battue, Pouille devra néanmoins hausser son niveau de jeu s'il veut nourrir des ambitions à Roland et passer en deuxième semaine. Il devra oublier ses récentes sorties lors des tournois de Madrid, Rome ou Barcelone, où il n'avait pas fait mieux qu'un deuxième tour.