Le trophée des légendes, entre plaisir et nostalgie

Le trophée des légendes, entre plaisir et nostalgie

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Pas de deuxième semaine à Roland-Garros sans le fameux Tournoi des Légendes. Pour sa 18e édition, le tournoi fait encore la part belle aux anciennes gloires du tennis qui viennent s'affronter dans une ambiance bon enfant. Pour ce trophée presque sans enjeu, les maîtres-mots sont avant tout la convivialité et la bonne humeur. A l'opposé complet des matches sous tension des tableaux masculins et féminins du Chatrier et du Lenglen.

C'est l'ébullition autour du court n°2. Le match a débuté depuis une petite quinzaine de minutes et la queue à l'entrée du court ne fait qu'augmenter. Pourtant, pas de Tsonga, de Federer ou de Nadal à l'affiche. Pour ce premier match de la journée, ce n'est pourtant pas moins de 21 titres du Grand Chelem (simple et double confondus) et 5 Coupe Davis qui s'opposent. Associé à l'Australien Mark Woodforde, l'ancien n°1 français Cédric Pioline affronte l'Equatorien Andrez Gomez et l'exhubérant Pat Cash. Mais n'allez pas croire que ces anciennes gloires sont sorties précipitamment de leurs retraites paisibles. Ils fouleront la terre battue parisienne pour remporter la 18e édition du Trophée des Légendes. Une nouvelle fois, mythiques tennismen et tenniswomen se rencontreront durant cette deuxième semaine sur le court n°2, pour le bonheur des spectateurs présents dans les travées de Roland-Garros.

"McEnroe continue de briser ses raquettes et d'engueuler les arbitres"

Car ces spectateurs ne boudent pas leur plaisir de revoir ces anciennes gloires reprendre à nouveau les raquettes. "C'est ici que l'on peut voir les coups les plus audacieux et les plus improbables" affirme Léo en patientant pour rentrer dans l'enceinte du court n°2. Une impression partagée par les spectateurs massés devant l'entrée du court, qui apprécient le fait que "les joueurs jouent détendus et en profitent pour s'amuser avec le public." Une complicité avec les spectateurs poussée à son paroxysme mais sans oublier le virus de la gagne, indissociable de ces anciens champions. Notamment d'anciens grands tennismen comme John McEnroe. "C'était incroyable ! McEnroe brisait ses raquettes et engueulait les arbitres. On sentait l'humour mais on sentait également qu'il ne voulait absolument pas perdre cette finale." confie Gérald, présent lors de la finale de doubles l'année dernière, remportée par le mythique tennisman américain et son frère.

Un plateau de choix

Ce tournoi est également l'occasion pour les jeunes et les moins jeunes de découvrir ou redécouvrir des anciens vainqueurs du tournoi parisien. Kim Clijsters (en double en 2003), Martina Navratilova (2 titres en simple, 7 titres en double et 2 titres en mixte), Lindsay Davenport (en double en 1996), Arantxa Sanches (3 victoires en simple) seront présentes dans le tableau féminin. Du côté des hommes, Carlos Moya (victoire en 1998), Juan Carlos Ferrero (victoire en 2003), Michael Chang (victoire en 1989) ou encore Mats Wilander (trois fois vainqueur des Internationaux de France) fouleront tous la terre battue parisienne durant cette deuxième semaine. Ce plateau d'anciens lauréats sera complété par de nombreux français : Cédric Pioline, Fabrice Santoro, Sébastien Grosjean, Mansour Bahrami ou encore Henri Leconte. Au-delà du tennis plaisir, tous ont la même idée en tête : remporter cette nouvelle édition du Tournoi des Légendes. Mais la bataille sera rude pour aller soulever le trophée et détrôner au palmarès les frères McEnroe et les paires Arnaud Clément/Nicolas Escudé chez les hommes et Kim Clijsters/Martina Navratilova chez les dames, tous tenants du titre et présents cette année pour remettre leur titre en jeu.

Pat Cash et Mansour Bahrami, professionnels du selfie en plein match

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Mathieu Aellen