Jo-Wilfried Tsonga, après sa victoire sur Kei Nishikori.
Jo-Wilfried Tsonga, après sa victoire sur Kei Nishikori. | AFP/MONTAGE FRANCETVSPORT

La vague bleue n'a pas encore déferlé pour Tsonga

Publié le , modifié le

Ce matin, nous sommes allés prendre la température des allées de Roland-Garros avant la demi-finale tant attendue entre Jo-Wilfried Tsonga et Stanislas Wawrinka (à partir de 13 heures sur France 3, sur le site et sur les applis Francetvsport). A 1h30 de la rencontre, l’effervescence autour du Français n’avait pas encore atteint des sommets. Mais il y avait tout de même les signes d’un frémissement autour du Central des Internationaux de France. Ambiance.

Le ciel est bleu azur. Pas un nuage à l’horizon. Il fait grand beau sur Roland-Garros. Les allées qui entourent le Court Philippe-Chatrier ne sont pas encore noires de monde. Et pourtant, dans l’enceinte même du Central, Jo-Wilfried Tsonga affine ses réglages. Dans moins de trois heures, il jouera une nouvelle demi-finale de Roland-Garros. Deux ans après celle perdue face à David Ferrer.

En attendant, le Français tape la balle sans trop forcer. Un réveil en douceur. Le thermomètre avoisine déjà les 25°C. Un quart d’heure plus tard, Stanislas Wawrinka, son adversaire du jour, vient lui aussi prendre la température de la terre battue. La poignée de main est furtive. Le Suisse arbore un tee-shirt blanc. En lettres noires, le flocage donne le ton : "Stan the man".

Retour dans les allées de Roland-Garros. La vague bleue n’y a pas encore déferlé. Mais elle viendra. Sur la Place des Mousquetaires, WeAreTennis alimente l’opération #EnBleuPourJo, initiée la veille sur les réseaux sociaux. Le principe ? "Tous les détenteurs d’un billet pour le court Philippe-Chatrier ont droit à un tee-shirt bleu, détaille Pauline Le Guen, qui fait partie de l’équipe sponsoring de BNP Paribas. Les retombées sont très bonnes. Notre tweet d’hier a été beaucoup relayé."

Les masques à l'effigie du 15e joueur mondial, eux, s'arrachent comme des petits pains.

Roi de Twitter

Mais cette "Tsongamania", toute relative, s'exprime aussi par écran interposé. Sur Twitter, Jo, alias @tsonga7, n’est pas encore l’égal d’un Nadal ou d’un Djokovic. Mais c’est bien lui, le roi des Frenchies. Devant Gaël Monfils, pourtant LE chouchou du public parisien.

- Rafael Nadal : 7.987.673 followers
- Novak Djokovic : 4.201.097 followers
- Andy Murray : 3.067.264 followers
- Roger Federer : 2.952.905 followers
- Jo-Wilfried Tsonga : 723.954 followers
- Gaël Monfils : 574.013 followers
- Richard Gasquet : 49.526 followers
- Gilles Simon : 11.203 followers
- Stanislas Wawrinka : 444.894 followers

A dix mètres de l’enceinte, on croise quelques « frustrés ». Yacine, Nina, Sakina, Greg et Aurélie, lunettes de soleil sur le nez, n’ont pas pu obtenir le précieux Sésame pour assister à cette demi-finale. Ils tentent de nous soutirer une entrée. "Même pas une ?", insiste Yacine, avec le sourire. Non, désolé. Le Tsonga-Wawrinka, ils le regarderont sur l’écran géant adossé au Court n°1, allongés sur les matelas oranges de la Place des Mousquetaires.

Pour passer le temps, Orange, un autre sponsor de ces Internationaux de France, propose de prendre la pose avec Tsonga. Ou plutôt, avec son hologramme. "La semaine dernière, on a fait des pointes à 300 participants par jour, précise Cyril, l’un des hôtes de l’animation. Aujourd’hui, ça risque d’être plus calme. Surtout qu’à l’intérieur, dans le noir, il fait 40 degrés. Déjà qu’il fait très chaud dehors…"

La ferveur populaire, elle, n’a pas encore gagné la Porte d’Auteuil. Mais sur les coups de 13 heures, promis, elle sera bien là. Mardi, la communion avec le public avait été immense. Tellement immense qu'on ne l'imagine pas sans lendemain.